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Actualités - Chronologie

Kassem : Le Hezbollah n’approuve pas les attaques contre Sleiman

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, assure que son parti n’approuve pas les slogans lancés par des manifestants jeudi dernier à Awkar contre le président de la République, Michel Sleiman, et que la position de cette formation à l’égard du chef de l’État « n’a pas changé ». « Ce n’est pas le Hezbollah qui a lancé les slogans contre le chef de l’État lors de la manifestation de Awkar », déclare cheikh Kassem dans une interview que publie aujourd’hui le quotidien koweïtien al-Raï. « Le parti n’approuve pas ces slogans, a-t-il ajouté. Certains journalistes se sont livrés à des manipulations à partir de slogans limités, lancés dans un lieu déterminé. À partir de là, on a cherché à nous coller une position avec laquelle nous n’avons aucun rapport. Notre position à l’égard du chef de l’État est claire. Que personne ne cherche à semer la zizanie entre nous », prévient-il. Cheikh Kassem relève qu’en règle générale, « le Liban est aujourd’hui uni – majorité et opposition – aux côtés de Gaza ». « C’est ce que nous avons ressenti, du moins à partir des positions exprimées publiquement. » Selon lui, « la participation du président Sleiman à la réunion de Doha était en soi positive et conforme à la volonté de montrer une position de fermeté ». « La position adoptée par le chef de l’État à Doha est de manière générale positive. Toutefois, pour ce qui est de l’initiative arabe de paix, nous ne sommes pas en faveur de la poursuite de ce processus. C’est le point de vue du Hezbollah. » Le président Sleiman s’était déclaré à Doha attaché à l’initiative arabe, prenant de ce fait le contre-pied du Hezbollah et, surtout, du président syrien Bachar el-Assad qui avait, quant à lui, annoncé au cours de la même réunion la « mort » de cette initiative. Minimisant cette contradiction, cheikh Kassem privilégie la décision du chef de l’État de participer à la réunion de Doha. « Lorsque l’idée d’un sommet à Doha a été exposée, un débat s’est déclenché dans le pays autour de la question de savoir si le président devait ou non y prendre part. Or le chef de l’État a tranché en annonçant qu’il comptait y participer. C’est alors que des pressions ont été exercées sur lui de toutes parts pour l’en dissuader, en harmonie avec la politique de certains États arabes qui voulaient faire échec au sommet. Devant cet état de fait, nous devions offrir un conseil au président. Les députés Hussein Hajj Hassan (Hezbollah) et Ali Hassan Khalil (Amal) sont allés chez lui pour lui conseiller de participer au sommet, dans la mesure où le Liban est très concerné par ce qui se passe à Gaza. Voilà ce que nous lui avons dit. Il n’a pas été question de menaces, mais simplement d’un conseil, et, heureusement, le président est allé à Doha et cela était une bonne chose », déclare cheikh Kassem. À ses yeux, le sommet économique arabe du Koweït, qui s’ouvre aujourd’hui, n’aura « aucune efficacité » pour ce qui est d’apporter un soutien à Gaza, car, selon lui, « les pays arabes sont actuellement divisés entre des États qui prônent la fermeté et d’autres qui ont capitulé face à la réalité américano-israélienne ». Par ailleurs, cheikh Kassem nie une nouvelle fois toute responsabilité du Hezbollah dans les récents tirs de roquettes contre Israël à partir du Liban-Sud, tout en considérant qu’« en tout état de cause, Israël est toujours l’agresseur ». Enfin, précisant les propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait affirmé qu’à la suite de la guerre de Gaza, le débat sur la stratégie défensive a été tranché en faveur de la résistance, cheikh Kassem s’efforce d’en réduire quelque peu la portée. Selon lui, « ce qui a été tranché, c’est la nécessité pour le Liban d’être fort et le fait qu’il n’est pas possible de dissuader Israël autrement que par la force, la préparation et la résistance ». « Mais les détails sont laissés au dialogue », souligne-t-il.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, assure que son parti n’approuve pas les slogans lancés par des manifestants jeudi dernier à Awkar contre le président de la République, Michel Sleiman, et que la position de cette formation à l’égard du chef de l’État « n’a pas changé ».
« Ce n’est pas le Hezbollah qui a lancé les slogans contre le chef de l’État lors de la manifestation de Awkar », déclare cheikh Kassem dans une interview que publie aujourd’hui le quotidien koweïtien al-Raï.
« Le parti n’approuve pas ces slogans, a-t-il ajouté. Certains journalistes se sont livrés à des manipulations à partir de slogans limités, lancés dans un lieu déterminé. À partir de là, on a cherché à nous coller une position avec laquelle nous n’avons aucun rapport. Notre position...