Ni le superplan de relance de 825 milliards de dollars de Barack Obama ni la baisse du taux directeur de la BCE à 2 % n’ont freiné la glissade des Bourses européennes et américaines, qui perdaient encore environ 2 % hier en séance, après la chute des Bourses asiatiques dans la matinée.
L’équipe du président élu américain et la majorité démocrate de la Chambre des représentants sont tombées d’accord sur un plan massif de 825 milliards de dollars, qui doit créer ou sauver 3 à 4 millions d’emplois et stimuler l’économie américaine, qui risque cependant d’en perdre encore 3 à 5 millions en 2009 après 2 millions ces derniers mois.
Il comporte 275 milliards de dollars de baisses d’impôts et 550 milliards d’investissements, notamment dans les énergies propres et plus efficaces, les infrastructures et l’éducation.
Malgré cela, les Bourses mondiales ont continué à reculer hier après-midi.
Après les lourdes pertes enregistrées plus tôt dans la journée sous l’effet de l’effondrement des banques Citigroup et Bank of America, Wall Street a finalement clôturé en hausse.
JPMorgan Chase, qui a dégagé un modeste profit trimestriel mais a été dégradée par Moody’s qui anticipe des pertes futures, luttait pour rester dans le vert.
En milieu de journée, la décision de la Banque centrale européenne d’abaisser d’un demi-point son taux directeur, à 2 %, n’a pas non plus remonté le moral des marchés.
D’autant moins que son président Jean-Claude Trichet a fait comprendre qu’il n’y aurait pas de nouvelles baisses des taux avant au moins le mois de mars.
Digérant avec morosité ces annonces, les Bourses européennes déclinaient dès la mi-journée, découragées en outre par la chute des Bourses asiatiques dans la matinée, autour de 5 % à Tokyo et Hong Kong.
Pourtant les indicateurs publiés hier aux États-Unis étaient moins mauvais qu’attendus : les prix à la production aux États-Unis ont ralenti leur baisse en décembre et l’indice de l’activité industrielle dans la région de New York, à -22,2 points, est remonté par rapport à son plus bas touché en décembre.
Hier matin, la série noire s’était poursuivie pour l’économie mondiale, avec la publication d’une chute drastique des commandes de biens d’équipement au Japon. Les commandes de biens d’équipement du secteur privé au Japon, hors énergie et chantiers navals, ont chuté de 16,2 % en novembre par rapport à octobre, alors que les économistes ne s’attendaient en moyenne qu’à un recul de 7,5 %.
La veille, la plupart des Bourses mondiales avaient déjà chuté autour de 3-5 %, suite à des indicateurs négatifs aux États-Unis, où les ventes de détail ont baissé pour le sixième mois consécutif, ainsi qu’en Europe, où l’agence Standard and Poor’s a abaissé la note de la Grèce tandis que l’Allemagne confirmait s’être enfoncée dans la récession au 4e trimestre 2008.
La rechute des places boursières a effacé leur léger mieux du tournant de l’année, lorsque les investisseurs avaient retrouvé un peu d’optimisme en prévision du plan Obama, qui prendra ses fonctions la semaine prochaine.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ni le superplan de relance de 825 milliards de dollars de Barack Obama ni la baisse du taux directeur de la BCE à 2 % n’ont freiné la glissade des Bourses européennes et américaines, qui perdaient encore environ 2 % hier en séance, après la chute des Bourses asiatiques dans la matinée.
L’équipe du président élu américain et la majorité démocrate de la Chambre des représentants sont tombées d’accord sur un plan massif de 825 milliards de dollars, qui doit créer ou sauver 3 à 4 millions d’emplois et stimuler l’économie américaine, qui risque cependant d’en perdre encore 3 à 5 millions en 2009 après 2 millions ces derniers mois.
Il comporte 275 milliards de dollars de baisses d’impôts et 550 milliards d’investissements, notamment dans les énergies propres et plus efficaces, les infrastructures et...