Il y a 400 ans, Galilée utilisait, pour la première fois, une lunette astronomique.
L’Année mondiale de l’astronomie a démarré officiellement hier, invitant le grand public à s’initier aux « mystères » de l’univers, lors d’une cérémonie au siège de l’Unesco à Paris. « Il faudrait qu’à la fin de cette année, tout le monde ait réfléchi un jour ou une nuit sur l’univers et ait observé une fois le ciel », a souhaité en ouvrant cet événement la présidente de l’Union astronomique internationale (UAI), Mme Catherine Cesarsky. Cette célébration de l’astronomie, qui commémore le début de l’utilisation d’une lunette astronomique par Galilée en 1609, verra la participation de 136 pays et s’adresse plus particulièrement aux jeunes. « Ce sera une opportunité pour encourager les citoyens du monde, et surtout les jeunes, à redécouvrir l’univers dans lequel nous vivons » et pour « former la prochaine génération de scientifiques, car l’astronomie est un point d’entrée important pour l’étude des sciences », a souligné pour sa part le directeur général de l’Unesco, M. Koïchiro Matsuura.
De nombreuses manifestations (animations, colloques, conférences, enseignement et formation, expériences, expositions...) seront organisées par les différents partenaires, et 11 « projets pierres angulaires », internationaux, seront mis en place par les promoteurs de l’Année mondiale.
Début avril (du 2 au 5) sera ainsi lancé « 100 heures d’astronomie », un événement mondial comprenant des observations, des ateliers ludiques, des conférences et des projections d’émissions en direct depuis les grands observatoires internationaux. Sur Internet, un agenda cosmique (cosmicdiary.org) sera ouvert pour informer sur les phénomènes astronomiques, ainsi qu’un « Portail vers l’univers » qui enverra les internautes vers les sites concernant ce domaine.
Une nuit sera organisée par les pays participants pour compter les étoiles et faire prendre conscience de la pollution du ciel par les lumières artificielles, qui empêchent de plus en plus de voir les astres.
L’ouverture de l’Année mondiale se déroule au siège de l’Unesco sur deux jours (15 et 16 janvier) en présence de quelque 600 participants, dont des prix Nobel, et 200 jeunes étudiants de plus de 100 pays. De nombreuses conférences s’y tiendront, dont « De Galilée (400 ans) à Apollo (40 ans) », « Vie et mort des étoiles », « Trous noirs et astronomie spatiale ».
Point d’orgue de cette année, le lancement attendu en avril de deux satellites scientifiques européens d’observation de l’univers, le télescope spatial Herschel et l’observatoire Planck.
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L’Année mondiale de l’astronomie a démarré officiellement hier, invitant le grand public à s’initier aux « mystères » de l’univers, lors d’une cérémonie au siège de l’Unesco à Paris. « Il faudrait qu’à la fin de cette année, tout le monde ait réfléchi un jour ou une nuit sur l’univers et ait observé une fois le ciel », a souhaité en ouvrant cet événement la présidente de l’Union astronomique internationale (UAI), Mme Catherine Cesarsky. Cette célébration de l’astronomie, qui commémore le début de l’utilisation d’une lunette astronomique par Galilée en 1609, verra la participation de 136 pays et s’adresse plus particulièrement aux jeunes. « Ce sera une opportunité pour encourager les citoyens...