En toute liberté
La cause palestinienne agonise, brûlée au phosphore
le 15 janvier 2009 à 00h00
de Fady Noun
Perdue entre Le Caire, Doha, Damas, Téhéran, Riyad, la cause palestinienne agonise. Brûlée au phosphore. Pendant que les capitales arabes se disputent la gloire d’être à la source de son règlement. Nous voulions une paix juste et globale. Mais où est la justice ? Je vois la violence, mais je ne vois pas la justice. Et si je vois la justice, je ne vois pas la compassion. Les enfants, les enfants seuls ont le droit de pleurer.
Deux adversaires également impitoyables, que ne différencient que l’inégalité des moyens mis en œuvre pour anéantir l’autre, se déchirent. Comme toutes les guerres, celle-ci relève du pathologique ; à cette différence qu’ici la souffrance de la population civile est mise à nu, rapportée en direct par la télévision. L’homme placé devant sa propre barbarie.
Si la cause de la Palestine est perdue, c’est parce que la cause de l’homme est perdue. Elle l’est dans toute guerre, mais plus particulièrement dans celle-là. La guerre est une défaite pour l’humanité, a crié Jean-Paul II avant l’invasion de l’Irak.
Le monde arabe tâtonne parce qu’il est devant une situation exceptionnellement douloureuse, où il y va aussi bien de son honneur que de son existence comme monde arabe, une fiction qui vole en éclats sous les yeux du monde et les siens propres.
C’est un monde déchu que nous avons sous les yeux, une innommable boucherie qui a un nom : l’humanité. L’humanité déshumanisée par le péché, tout à la fois à la pointe du progrès technologique et de la bestialité.
Deux causes défendent leur existence, sans pouvoir coexister non seulement sur la même surface géographique, mais dans le même monde, dans le même univers mental.
Hillary Clinton « promet le dialogue avec l’Iran, mais pas avec le Hamas ». De quel droit ? De quel droit peut-on choisir de ne pas parler à quelqu’un ? C’est là déjà un projet de violence et de guerre. C’en est même le début. Les « artisans de paix » ne peuvent, dans ce cas, que faire du bricolage. Et c’est ce que l’Égypte fait, refusant une course aux armements, qui n’aurait pour vertu que de faire durer plus longtemps la souffrance de la population civile.
Où est Dieu dans tout ça ? Il est dans la compassion, dans la miséricorde que les adversaires se doivent de montrer les uns envers les autres. Il est dans les cœurs. Il est donc absent. Mais il n’est absent que dans la mesure où les cœurs sont fermés. Il a apporté sa réponse une fois pour toutes dans l’histoire de l’humanité à travers Jésus-Christ, né dans la chair, né sujet de la chair, pour racheter la chair. Il n’y a pas d’autre réponse que celle-ci à notre barbarie.
Perdue entre Le Caire, Doha, Damas, Téhéran, Riyad, la cause palestinienne agonise. Brûlée au phosphore. Pendant que les capitales arabes se disputent la gloire d’être à la source de son règlement. Nous voulions une paix juste et globale. Mais où est la justice ? Je vois la violence, mais je ne vois pas la justice. Et si je vois la justice, je ne vois pas la compassion. Les enfants, les enfants seuls ont le droit de pleurer.
Deux adversaires également impitoyables, que ne différencient que l’inégalité des moyens mis en œuvre pour anéantir l’autre, se déchirent. Comme toutes les guerres, celle-ci relève du pathologique ; à cette différence qu’ici la souffrance de la population civile est mise à nu, rapportée en direct par la télévision. L’homme placé devant sa propre barbarie.
Si la...
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