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Auto-moto Le Dakar amputé, l’intérêt diminué

Prévu pour être une bataille chronométrée de 5 591 km sur les pistes sud-américaines, le Dakar 2009 a été amputé de 850 km sur les 11 premières étapes, et l’intérêt sportif avec. « Mon objectif est d’avoir une course tous les jours ! » Étienne Lavigne, le directeur de l’épreuve, l’avait encore rappelé à Valparaiso lors de la journée de repos samedi dernier. Trois jours plus tard, c’est raté : un épais brouillard annoncé pour hier matin a contraint les organisateurs à annuler la 11e étape mardi soir. En cas de départ retardé de plusieurs heures comme la veille, les organisateurs craignaient d’envoyer les concurrents à l’assaut de la cordillère des Andes avec notamment un passage à 4 800 m en pleine nuit. Le tronçon, comprenant 215 km de spéciale, entre Copiapo au Chili et Fiambala en Argentine, est donc devenu une simple mais sublime liaison. Cet épisode intervient alors que quatre spéciales avaient déjà été rabotées sur les cinq derniers jours. Les étapes n° 6, n° 7, n° 9 et n° 10 ont perdu 635 km de parcours chronométré. Alors évidemment, les leaders espagnols Marc Coma (moto) et Carlos Sainz (auto) « supportent » ces coupes, en se disant que les opportunités de perdre le Dakar sont de moins en moins nombreuses. A contrario, Cyril Despres, qui chasse Coma pour la gagne samedi à Buenos Aires, trépigne et questionne Lavigne. De leur côté, les amateurs, dont le but est d’atteindre la capitale argentine, sont plutôt satisfaits de pouvoir « souffler un peu ». Sécurité contre intérêt « Nous avons rencontré des orages terribles avant Mendoza (arrivée de l’étape n° 6). Les terrains étaient abîmés, voire infranchissables, souligne Lavigne pour justifier ces modifications. On ne s’est pas cramponné (au parcours initial). L’erreur aurait été de le garder. » « Ce Dakar est contrarié par les conditions météo. On préfère arrêter les gens plutôt que de les perdre. C’est un problème de sécurité majeur », approuve Robert Lagulhon, le patron des commissaires de la Fédération internationale de l’automobile sur ce Dakar. « C’est gênant sportivement, mais je préfère que les gens rentrent, ajoute-t-il. Mais pour eux aussi (les organisateurs), le terrain est nouveau. Les reconnaissances sont différentes. Rien ne vaut la course. » Les organisateurs auraient-ils eu les yeux plus gros que le ventre ? « Il n’est pas trop difficile. On a déjà vu pire », affirme David Castera, directeur sportif de la course et ancien motard lui-même. « Si on regarde les “stats”, on voit que c’est un Dakar difficile mais sans plus. Ce qui a changé c’est que les concurrents évoluent sur un terrain différent de celui qu’ils connaissent en Afrique. Leurs références changent », poursuit Lavigne, qui ne regrette en rien le tracé original. Lavigne rappelle aussi que les « gens viennent se mesurer à la difficulté ». « Nous ne sommes pas là pour faire quelque chose de facile. Ce sont les valeurs de l’épreuve », ajoute-t-il. Résultat de ces modifications, il ne reste plus que trois étapes – a priori pas les plus difficiles – aux rivaux de Sainz et Coma pour renverser la tendance. Ironie de l’histoire, l’étape de mercredi a été annulée parce que la veille « trois sources météo différentes et locales annonçaient du brouillard jusqu’à midi », explique Lavigne. Hier matin, le ciel était d’un bleu absolu sur Copiapo. L’étape n° 11 aurait pu avoir lieu. L’adaptation a ses limites.
Prévu pour être une bataille chronométrée de 5 591 km sur les pistes sud-américaines, le Dakar 2009 a été amputé de 850 km sur les 11 premières étapes, et l’intérêt sportif avec.
« Mon objectif est d’avoir une course tous les jours ! » Étienne Lavigne, le directeur de l’épreuve, l’avait encore rappelé à Valparaiso lors de la journée de repos samedi dernier.
Trois jours plus tard, c’est raté : un épais brouillard annoncé pour hier matin a contraint les organisateurs à annuler la 11e étape mardi soir.
En cas de départ retardé de plusieurs heures comme la veille, les organisateurs craignaient d’envoyer les concurrents à l’assaut de la cordillère des Andes avec notamment un passage à 4 800 m en pleine nuit.
Le tronçon, comprenant 215 km de spéciale, entre Copiapo au Chili et Fiambala en...