Rechercher
Rechercher

Actualités

Diplomatie Le nouvel appel du Qatar à un sommet illustre les divisions des Arabes

Des députés koweïtiens, pour la plupart islamistes, déclarent Mahmoud Abbas « indésirable » dans leur pays. Le nouvel appel du Qatar à la tenue d’un sommet arabe extraordinaire sur Gaza à Doha, à quelques jours d’un autre sommet prévu au Koweït, illustre les divisions croissantes au sein du monde arabe. La demande du Qatar formulée lundi soir, troisième du genre depuis le début de l’offensive israélienne, a semé le trouble dans les milieux politiques arabes. Le Qatar, dont les deux précédentes tentatives ont échoué, a proposé d’accueillir ce « sommet extraordinaire » vendredi, soit le jour même où doit se tenir à Koweït une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, convoquée par la Ligue arabe sur demande initiale de Doha. Les pays arabes, divisés entre partisans du Hamas et ceux qui soutiennent l’Autorité palestinienne, peinent à s’entendre sur une action concertée. Ils se sont contentés jusqu’ici de s’adresser au Conseil de sécurité de l’ONU. Le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a tiré dimanche et lundi à boulets rouges sur certains pays arabes, qu’il a accusés d’être « aux ordres de l’Occident ». Il n’a pas nommé de pays, mais semblait faire allusion à l’Égypte et à l’Arabie saoudite, dont les chefs d’État se rencontraient hier à Riyad et qui n’ont pas montré à ce stade d’empressement pour un sommet arabe extraordinaire. L’Égypte s’est ainsi déclarée hier « défavorable » à la proposition du Qatar et l’Arabie saoudite l’a considérée « inappropriée ». Le Caire et Riyad ont plutôt affirmé qu’ils étaient favorables à l’idée de discuter de la situation à Gaza lors du sommet économique arabe prévu au Koweït lundi et mardi prochains. Signe de l’acuité des déchirements interarabes, la chaîne de télévision satellitaire al-Jazira, basée au Qatar, a rapporté hier que le président palestinien, Mahmoud Abbas, allait « participer au sommet extraordinaire » proposé par Doha. Simultanément, un collectif de députés koweïtiens, pour la plupart des islamistes, ont publié un communiqué déclarant M. Abbas « indésirable » au Koweït, où il est supposé participer au sommet économique arabe. Ils lui reprochent ses « positions négatives » dans le cadre de l’offensive israélienne à Gaza. Face à l’opinion publique arabe fortement mobilisée en faveur des habitants de Gaza et de la résistance palestinienne, conduite par le Hamas, les régimes arabes, partisans ou non d’un sommet arabe, restent vagues sur les mesures pratiques qu’ils proposeraient pour arrêter la guerre. « Pourquoi ne pas geler l’initiative arabe et les négociations de paix avec Israël ? » a suggéré sur al-Jazira le Premier ministre du Qatar, excluant toutefois, en réponse à une question, la fermeture par son pays du bureau commercial israélien à Doha. Il a lié une telle mesure à une décision « collective » des pays arabes entretenant des relations avec Israël.
Des députés koweïtiens, pour la plupart islamistes,
déclarent Mahmoud Abbas « indésirable » dans leur pays.
Le nouvel appel du Qatar à la tenue d’un sommet arabe extraordinaire sur Gaza à Doha, à quelques jours d’un autre sommet prévu au Koweït, illustre les divisions croissantes au sein du monde arabe. La demande du Qatar formulée lundi soir, troisième du genre depuis le début de l’offensive israélienne, a semé le trouble dans les milieux politiques arabes. Le Qatar, dont les deux précédentes tentatives ont échoué, a proposé d’accueillir ce « sommet extraordinaire » vendredi, soit le jour même où doit se tenir à Koweït une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, convoquée par la Ligue arabe sur demande initiale de Doha. Les pays arabes, divisés entre partisans du Hamas et ceux...