Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Bande de Gaza L’Égypte attend toujours une réponse du Hamas à son plan

Abbas accuse Israël de chercher à « anéantir » le peuple palestinien. L’Égypte est restée hier sans réponse conclusive du Hamas à son plan, espérant encore qu’un cessez-le-feu puisse être annoncé dans la guerre de Gaza avant la fin de la semaine. « Il y a une chance d’accepter l’initiative égyptienne » si des « remarques substantielles » du Hamas sont prises en compte, a déclaré le n° 2 du « Hamas de l’extérieur », Moussa Abou Marzouk, en exil à Damas. Alors que Le Caire escomptait un « oui » clair du mouvement islamiste palestinien, au terme d’un nouveau round de discussions, la réponse de M. Abou Marzouk, si elle n’est pas négative, reste conditionnelle. Un diplomate égyptien de haut rang avait noté plus tôt que « les délégués du Hamas venant de Damas montrent un luxe de patience alors que ceux de Gaza sont plus pressés d’en sortir ». « La Syrie pourrait clairement jouer un rôle plus positif », a noté ce responsable qui a requis l’anonymat. D’après lui, Israël, via plusieurs signes, « paraît désormais acquis » au plan du Caire, mais le Hamas éprouve des difficultés à franchir ce pas. Le principal conseiller du ministre israélien de la Défense, Amos Gilad, doit se rendre au Caire demain pour discuter de l’initiative égyptienne. M. Gilad rencontrera le chef des services égyptiens de renseignements, Omar Souleimane. En outre, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a obtenu hier le soutien inconditionnel du Conseil de sécurité, est attendu aujourd’hui au Caire, ainsi que le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, qui revient s’entretenir avec le président Moubarak, après des discussions à Damas. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre israélien de droite et chef du Likoud (opposition), Benjamin Netanyahu, a déclaré hier qu’Israël devra « en fin de compte renverser le Hamas (...). Si le gouvernement décide d’adopter cet objectif, nous le soutiendrons (…). Gaza doit être débarrassé du Hamas ». Un député ultranationaliste, Avigdor Lieberman, a estimé qu’Israël devait combattre le Hamas comme les États-Unis l’avaient fait face au Japon durant la Seconde Guerre mondiale, dans une apparente allusion à l’utilisation de la bombe atomique. De son côté, le président syrien, Bachar el-Assad, a demandé aux pays européens « d’exercer des pressions » sur Israël pour qu’il cesse son offensive militaire dans la bande de Gaza, selon l’agence SANA. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, a indiqué pour sa part que « la Syrie a présenté des idées (pour un cessez-le-feu) ». En écho aux propos de M. Assad, les députés européens ont vivement pressé la Commission européenne de faire plus pour mettre fin à l’offensive israélienne, en particulier en mettant un terme à l’approfondissement des relations UE-Israël. Toutefois, prenant le contre-pied des députés, le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a pris la défense d’Israël, objet selon lui de critiques unilatérales, et condamné le Hamas seul responsable, à ses yeux, du conflit à Gaza. D’autre part, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a accusé Israël de chercher à « anéantir » le peuple palestinien dans la bande de Gaza en refusant de mettre fin à son offensive meurtrière, à l’ouverture d’une réunion du Comité exécutif de l’OLP. « Ce peuple tient bon. Il continuera de se défendre et ne capitulera pas », a-t-il ajouté. Il a aussi salué l’initiative proposée par l’Égypte. Entre-temps, des combats de rue féroces opposaient hier des militants palestiniens aux soldats israéliens dans la bande de Gaza, cible également de raids aériens meurtriers dans la soirée. Le bruit des explosions des obus de chars et des tirs d’artillerie a résonné toute la journée, alors que les violents bombardements contre la ville de Rafah ont poussé des centaines d’habitants dans les rues, à la recherche d’un refuge. Aux premières heures de la journée, les chars israéliens avaient mené de brèves incursions à Tal al-Hawa, Cheikh Ajline, Zeitoun et des quartiers périphériques de Gaza-ville. Des dizaines de maisons ont été détruites ou endommagées. Depuis le début de l’opération « Plomb durci », qui en était hier à son 18e jour, au moins 975 Palestiniens ont été tués, dont 277 enfants, 97 femmes et 92 personnes âgées, et plus de 4 400 blessés, selon le chef des services d’urgences à Gaza, Mouawiya Hassanein. Hier, au moins 70 Palestiniens ont péri. Au total, 10 militaires et 3 civils israéliens ont été tués depuis le 27 décembre. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a affirmé que l’offensive avait atteint « la plupart » de ses objectifs « mais probablement pas tous ». L’opération n’a pas fait cesser les tirs de roquettes sur le sud d’Israël, où trois de ces engins et un obus se sont abattus hier sans faire de victime. En outre, les États-Unis ont dû annuler la livraison prévue de munitions dans un entrepôt américain en Israël, depuis un port grec, face aux objections d’Athènes, a indiqué un porte-parole du Pentagone. Aucune solution n’a encore été trouvée, a-t-il ajouté. Enfin, 17 journalistes et militants pour la liberté de la presse se sont rendus à bord d’un bus à Rafah, exigeant l’accès à Gaza. Le groupe ayant organisé le voyage, le Centre de Doha pour la liberté de l’information, tentait de défier les restrictions israéliennes imposées aux correspondants étrangers couvrant la guerre à Gaza. La tentative a échoué et le groupe a décidé de passer la nuit dans un hôtel de la ville égyptienne proche d’al-Arich.
Abbas accuse Israël de chercher à « anéantir » le peuple palestinien.
L’Égypte est restée hier sans réponse conclusive du Hamas à son plan, espérant encore qu’un cessez-le-feu puisse être annoncé dans la guerre de Gaza avant la fin de la semaine. « Il y a une chance d’accepter l’initiative égyptienne » si des « remarques substantielles » du Hamas sont prises en compte, a déclaré le n° 2 du « Hamas de l’extérieur », Moussa Abou Marzouk, en exil à Damas. Alors que Le Caire escomptait un « oui » clair du mouvement islamiste palestinien, au terme d’un nouveau round de discussions, la réponse de M. Abou Marzouk, si elle n’est pas négative, reste conditionnelle. Un diplomate égyptien de haut rang avait noté plus tôt que « les délégués du Hamas venant de Damas montrent un luxe de...