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Actualités - Chronologie

Diplomatie Le Hamas rejette le plan égyptien pour une trêve

Accord à l’ONU sur les termes d’une résolution en vue d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Alors que l’Égypte a fixé à trois jours maximum le délai pour parvenir à la fin des hostilités sur la base de son plan en trois points, Israël a dépêché un haut responsable israélien de la Défense, Amos Gilad, au Caire. Le plan élaboré par le président égyptien Hosni Moubarak, en coordination avec son homologue français Nicolas Sarkozy, prévoit notamment « un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée » afin de permettre l’ouverture de couloirs humanitaires, la poursuite des efforts égyptiens en vue d’une trêve permanente et des arrangements pour sécuriser les frontières de la bande de Gaza avant leur éventuelle réouverture. En soirée, l’ambassade israélienne a précisé à l’AFP que M. Gilad, le conseiller politique du ministre de la Défense Ehud Barak, était reparti du Caire en fin d’après-midi après avoir rencontré le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane. Si aucun détail sur les discussions n’a été fourni par les sources israéliennes ou égyptiennes, selon une source diplomatique ayant requis l’anonymat, M. Souleimane devait détailler le volet militaire et technique du plan égyptien sur les mesures de sécurité à mettre en œuvre à la frontière égypto-palestinienne, en particulier concernant la lutte contre les tunnels de contrebande d’armes. Le Hamas s’est, pour sa part, montré beaucoup plus clair quant à sa position sur le plan égyptien puisqu’il a rejeté, hier, l’initiative égyptienne. « Les organisations palestiniennes, notamment le Hamas, ne voient pas dans l’initiative égyptienne une base valable pour une solution à la crise » provoquée par l’offensive israélienne, a déclaré à l’AFP Khaled Abdel-Majid, chef du Front de lutte palestinien (FLP) et porte-parole des organisations palestiniennes basées à Damas où vit le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal. Cette position a été élaborée à la suite d’entretiens entre huit mouvements palestiniens basés dans la capitale syrienne, dont les islamistes du Hamas et du Jihad islamique, selon M. Abdel-Majid. Ces mouvements « rejettent la présence de forces ou d’observateurs internationaux à Gaza, car cela vise à défendre la sécurité de l’occupation et à renforcer le blocus sur la résistance », selon le texte. « Toute initiative qui ne prévoit pas un arrêt immédiat de l’agression (israélienne), une levée du blocus et l’ouverture des points de passage à Gaza est insignifiante », a renchéri le ministre syrien de l’Information, Mohsen Bilal. Le président palestinien Mahmoud Abbas a, de son côté, réitéré, hier à Madrid, son appui à l’initiative égyptienne. Le responsable palestinien a parallèlement confirmé qu’il se rendrait aujourd’hui en Égypte pour rencontrer Hosni Moubarak afin de « développer cette initiative ». « Nous avons appris que le Hamas a rejeté cette initiative, mais je ne peux pas commenter parce que je n’ai pas entendu que le Hamas ait rejeté ou accepté de manière officielle cette initiative », a encore déclaré M. Abbas. Parallèlement, le président Nicolas Sarkozy s’est entretenu hier après-midi avec le roi Abdallah II de Jordanie ainsi qu’avec les président et Premier ministre israéliens Shimon Peres et Ehud Olmert sur « les efforts en cours pour parvenir à un cessez-le-feu », selon un communiqué de l’Élysée. À New York, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont par ailleurs proposé hier aux pays arabes un projet de résolution, rédigé par la Grande-Bretagne, appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, ont indiqué des diplomates. Le Conseil de sécurité avait déjà sur sa table un précédent projet, rédigé par la Libye. Interrogée sur la réunion entre la troïka occidentale et les pays arabes, qui n’a duré que quelques minutes, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a indiqué à l’AFP que le projet britannique « pourrait constituer un texte de consensus ». En effet, ce projet a fait l’objet d’un accord unanime en fin de soirée. Auparavant, les États-Unis étaient hostiles à l’adoption d’une résolution, par définition contraignante, demandant un cessez-le-feu à Gaza, pour ne pas gêner Israël. Washington privilégiait plutôt une déclaration, non contraignante, du Conseil. Mais les pays arabes faisaient le forcing pour obtenir dès jeudi un vote sur le projet libyen, qui a été amendé durant la nuit et inclut désormais une mention explicite du Hamas, ce qui correspond à une exigence américaine. Le texte amendé « exige un cessez-le-feu immédiat et permanent dans la bande de Gaza, avec une cessation de toutes les activités militaires et des violences, y compris les opérations militaires israéliennes et les tirs de roquettes par certains groupes palestiniens, dont le Hamas ». Enfin, le roi de Bahreïn Hamad ben Issa al-Khalifa a appelé hier à la tenue d’un sommet islamique extraordinaire à défaut d’un sommet arabe, proposé à deux reprises par le Qatar, pour discuter de l’offensive israélienne.
Accord à l’ONU sur les termes d’une résolution en vue d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
Alors que l’Égypte a fixé à trois jours maximum le délai pour parvenir à la fin des hostilités sur la base de son plan en trois points, Israël a dépêché un haut responsable israélien de la Défense, Amos Gilad, au Caire. Le plan élaboré par le président égyptien Hosni Moubarak, en coordination avec son homologue français Nicolas Sarkozy, prévoit notamment « un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée » afin de permettre l’ouverture de couloirs humanitaires, la poursuite des efforts égyptiens en vue d’une trêve permanente et des arrangements pour sécuriser les frontières de la bande de Gaza avant leur éventuelle réouverture.
En soirée, l’ambassade israélienne a précisé à l’AFP que M....