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Actualités - Chronologie

L’UE minimise la portée des tirs ; Washington condamne

Les États-Unis ont condamné, hier, les attaques à la roquette visant le nord d’Israël depuis le Liban, insistant sur le fait qu’ils ne voulaient pas voir s’ouvrir un nouveau front dans le conflit à Gaza. « Nous condamnons l’attaque qui a touché Israël », a déclaré à la presse un porte-parole du département d’État, Robert Wood. « Il s’agit clairement d’une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » de l’ONU, a dit M. Wood. « Il est clair que nous ne voulons pas voir ce conflit s’élargir », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. M. Wood a également souligné qu’Israël avait fait preuve de « retenue » dans sa réponse au lancement de ces roquettes, soulignant que par le passé, l’armée israélienne avait répliqué en utilisant des armes plus lourdes. Le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l’UE, a minimisé l’importance des tirs de roquettes, hier, depuis le Liban vers le nord d’Israël, estimant qu’il ne fallait pas y voir le début d’une offensive du Hezbollah. « Il y a eu tellement peu de roquettes que j’ai l’impression que le Hezbollah a cherché à démontrer qu’il existait encore », mais « pour le moment ils auraient très peur de déclencher une vraie guerre avec Israël », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il a reconnu dans le même temps les liens entre le Hezbollah et le mouvement Hamas, qui sont soumis à la « même influence », a-t-il dit, dans une allusion à l’Iran. « Ils sont soutenus par les mêmes puissances et donc il y a une certaine interdépendance », a-t-il ajouté. Suite à cette intervention montrant clairement du doigt le Hezbollah, le Premier ministre, Fouad Siniora, a contacté par téléphone son homologue tchèque, Mirek Topolanek. Pour la France, les tirs de roquettes sur Israël à partir de la zone de la Finul, au Liban-Sud, sont « un acte de provocation isolé », et le risque d’embrasement de la frontière demeure « faible ». Ce sont les termes utilisés par le ministre français de la Défense, Hervé Morin. « Nous notons avec satisfaction le communiqué du Hezbollah, qui a fait preuve de retenue, a-t-il dit. C’est un acte isolé, irresponsable, d’extrémistes. La France condamne avec fermeté les tirs de roquettes qui ont eu lieu ce matin. On ne laissera pas gâcher les progrès considérables obtenus depuis l’été 2006 au Liban-Sud », a ajouté M. Morin. De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Éric Chevallier, a déclaré que la France condamnait ces tirs et dénonçait toute action menaçant la stabilité du Liban. À son tour, Madrid a « énergiquement condamné » les tirs de roquettes depuis le Liban-Sud sur le nord d’Israël. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, « a parlé avec le Premier ministre libanais Fouad Siniora qui lui a réitéré son engagement en faveur du respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », a indiqué le ministère, dans un communiqué.
Les États-Unis ont condamné, hier, les attaques à la roquette visant le nord d’Israël depuis le Liban, insistant sur le fait qu’ils ne voulaient pas voir s’ouvrir un nouveau front dans le conflit à Gaza.
« Nous condamnons l’attaque qui a touché Israël », a déclaré à la presse un porte-parole du département d’État, Robert Wood. « Il s’agit clairement d’une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » de l’ONU, a dit M. Wood. « Il est clair que nous ne voulons pas voir ce conflit s’élargir », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. M. Wood a également souligné qu’Israël avait fait preuve de « retenue » dans sa réponse au lancement de ces roquettes, soulignant que par le passé, l’armée israélienne avait répliqué en...