Irak
Les États-Unis ouvrent une nouvelle et gigantesque ambassade à Bagdad
le 06 janvier 2009 à 00h00
Les États-Unis ont inauguré hier leur nouvelle ambassade à Bagdad, un gigantesque complexe au cœur de la « zone verte », le secteur ultraprotégé de la capitale, et qui a coûté plus de 700 millions de dollars. « C’est le début d’une nouvelle ère pour l’Irak et le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les États-Unis et l’Irak », a déclaré l’ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, dans un discours en présence du président irakien Jalal Talabani et du numéro 2 du département d’État John Negroponte.
Les diplomates américains avaient déjà déménagé dans leurs nouveaux locaux depuis plusieurs semaines. Mais le drapeau américain n’a été hissé qu’hier, quatre jours après que les Américains eurent rendu aux Irakiens le Palais républicain, l’ancienne résidence du dictateur irakien qu’ils occupaient depuis l’invasion du pays en 2003. L’ancienne ambassade, à quelques centaines de mètres de là, devrait devenir la résidence du président Jalal Talabani.
Parallèlement, les 9 000 miliciens luttant contre el-Qaëda dans la province de Diyala, l’une des plus dangereuses d’Irak, et financés jusque-là par l’armée américaine sont passés sous le contrôle des forces irakiennes de sécurité, a annoncé hier le commandement américain en Irak. « Certains d’entre eux travailleront pour la police et l’armée irakiennes », a déclaré le général Robert Caslen, commandant des troupes américaines pour tout le nord de l’Irak. Les « Fils d’Irak » ou « Sahwa » (« Réveils » en arabe) sont apparus dès la fin de l’été 2006 dans la province d’al-Anbar, à l’initiative des chefs locaux de tribu encouragés par l’armée américaine. Ces Irakiens sunnites, souvent des insurgés, ont retourné leurs armes contre leurs anciens compagnons d’armes et contre le réseau el-Qaëda.
Sur le terrain, au moins deux Irakiens ont été tués et 32 autres blessés dans six attentats à Bagdad, au lendemain d’un attentat-suicide qui a fait au moins 35 morts à l’entrée du plus important mausolée chiite de la capitale, a indiqué à l’AFP une source au ministère irakien de l’Intérieur.
Parallèlement, à Mossoul (Nord), le « dernier bastion urbain d’el-Qaëda » selon l’armée américaine, cinq Irakiens ont été blessés par l’explosion d’une voiture piégée qui visait une patrouille de police.
Les États-Unis ont inauguré hier leur nouvelle ambassade à Bagdad, un gigantesque complexe au cœur de la « zone verte », le secteur ultraprotégé de la capitale, et qui a coûté plus de 700 millions de dollars. « C’est le début d’une nouvelle ère pour l’Irak et le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les États-Unis et l’Irak », a déclaré l’ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, dans un discours en présence du président irakien Jalal Talabani et du numéro 2 du département d’État John Negroponte.
Les diplomates américains avaient déjà déménagé dans leurs nouveaux locaux depuis plusieurs semaines. Mais le drapeau américain n’a été hissé qu’hier, quatre jours après que les Américains eurent rendu aux Irakiens le Palais républicain, l’ancienne résidence du...
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