Regain d’intérêt des fonds spéculatifs pour les matières premières.
Les cours du pétrole conservaient hier en fin d’échanges européens leurs gains de la semaine dernière, soutenus par les tensions géopolitiques au Proche-Orient, le conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine et un regain d’intérêt des fonds spéculatifs pour les matières premières.
En fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 47,80 dollars, en hausse de 90 cents par rapport à la clôture de vendredi soir. À la même heure, à New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en février s’échangeait à 47,22 dollars, gagnant 88 cents. Dans la matinée, les prix ont grimpé jusqu’à 48,71 dollars à Londres et 48,68 dollars à New York.
Les prix du pétrole restaient soutenus par une combinaison de tensions géopolitiques et d’un regain d’intérêt des fonds d’investissement pour les matières premières, qui étaient tombées en disgrâce au dernier trimestre 2008.
« Bien que le conflit (israélo-palestinien) ne menace pas directement l’offre de pétrole, un risque de propagation existe, et d’autre part les exportateurs pourraient modifier leurs schémas d’approvisionnement », a commenté Nimit Khamar, analyste de la maison de courtage Sucden.
« Le marché craint que l’implication d’autres pays comme l’Iran n’aggrave la situation », précisaient les analystes de Barclays Capital, rapportant « qu’un responsable militaire iranien avait appelé hier (dimanche) les pays musulmans à stopper leurs exportations de brut pour répondre à la situation (dans la bande de Gaza) ». « Cet appel a peu de chances de rencontrer un écho chez les pays du Golfe, déjà en train de réduire fortement leur production pour soutenir les cours du brut », notaient-ils toutefois.
Lundi, le représentant de l’Iran au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Mohammad Ali Khatibi, a également attisé les craintes sur l’offre, en affirmant que le cartel organiserait une réunion extraordinaire en février à Koweït. Le marché suit aussi de près la mise en œuvre des baisses de production décidées par l’OPEP (4,2 millions de barils par jour depuis le mois de septembre).
Autre motif de nervosité pour les opérateurs, le différend gazier entre la Russie et l’Ukraine ne semblait pas en voie d’apaisement. Lundi, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a donné l’ordre au géant Gazprom de réduire immédiatement le volume de gaz livré en direction de l’Ukraine, en réponse aux prélèvements illégaux dont la Russie accuse Kiev.
Enfin, les experts du marché soulignaient le rôle susceptible d’être joué par les fonds d’investissement, dont l’appétit pour les matières premières semblait timidement renaître ce début d’année. « Dans les 10 prochains jours, la réallocation des portefeuilles d’investissement, incluant une réaffectation des investissements dans les grands fonds indiciels, va jouer un rôle aussi important que les nouvelles liées à l’offre et la demande », observait ainsi Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix.
Les fonds d’investissement ont joué un rôle déterminant dans la flambée des prix du brut l’an dernier, jusqu’à près de 150 dollars en juillet 2008.
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Les cours du pétrole conservaient hier en fin d’échanges européens leurs gains de la semaine dernière, soutenus par les tensions géopolitiques au Proche-Orient, le conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine et un regain d’intérêt des fonds spéculatifs pour les matières premières.
En fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 47,80 dollars, en hausse de 90 cents par rapport à la clôture de vendredi soir. À la même heure, à New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en février s’échangeait à 47,22 dollars, gagnant 88 cents. Dans la matinée, les prix ont grimpé jusqu’à 48,71 dollars à Londres et 48,68 dollars à New York.
Les prix du pétrole restaient soutenus par...