Liliane MOKBEL
Il y en avait hier pour tous les budgets. De 100 à 1 000 dollars par personne, et les hôteliers et restaurateurs étaient quasi sûrs d’afficher complet à la soirée de la Saint-Sylvestre.
Les Libanais, qui depuis toujours souhaitent se faire plaisir à la soirée du Nouvel An, n’ont pas lésiné sur les moyens. Les prix des packages (nuitées + dîner de gala) ou des soirées de gala seules, qui ont accusé une hausse entre 10 et 30 % selon les établissements sur un an, ne les ont pas découragés. Ils étaient prêts à mettre le paquet pour fêter en grande pompe l’arrivée du 1er janvier 2009. De leur côté, les hôteliers et les restaurateurs, qui affichaient un optimisme sans borne, tenaient absolument à faire carton plein. Ils étaient même persuadés que certains tickets de restauration ont été vendus au marché noir, soit environ au double du tarif appliqué au soir du réveillon. Même si, à vingt-quatre heures du jour J, une nombreuse clientèle se contentait encore de se renseigner sur les tarifs, d’établir des comparaisons qualité/prix entre les produits offerts et de peser le pour et le contre d’un réveillon en dehors de la maison, l’expérience des années passées s’est confirmée et a montré que le phénomène des réservations du dernier quart d’heure ou « walk in » est bien ancré dans les us et coutumes des gens. « Les Libanais ne se décident qu’à la dernière minute », confiait hier un restaurateur, qui se disait quand même satisfait du taux de réservation, à ses yeux meilleur que celui de l’année dernière à la même période.
Même son de cloche à l’hôtel Vendôme où l’on se montrait plutôt discret sur les taux de réservation tout en dévoilant une majoration des prix de la restauration d’environ 30 % par rapport à l’année dernière : le dîner de gala à 735 000 LL au Syndey’s pour une personne contre 540 000 LL au 31 décembre 2007. Au restaurant Au Premier, chaque couple a dû débourser 400 dollars pour réveillonner en couleur.
Au Mzaar InterContinental, à Faraya, le taux d’occupation est de cent pour cent jusqu’au 2 janvier. Les places ont été réservées pour cette période de l’année depuis août dernier. « Le package de la Saint-Sylvestre, comprenant pour un couple six nuitées à l’hôtel en plus du dîner de gala pour le prix de 2 000 dollars, a recueilli beaucoup de succès auprès de la clientèle », a affirmé Joanne Zarifé, responsable de l’hôtel, qui a précisé que les tarifs n’ont enregistré que 10 % de hausse par rapport à 2007.
Pas de package comprenant des nuitées d’hôtels, en revanche, au Rotana Gefinor. Selon Chantal Bou Dahr, la clientèle des restaurants de l’établissement, beyrouthine dans sa majorité, n’a pas demandé à être logée. Un seul prix était affiché pour la soirée du réveillon : 170 dollars par personne. Pour ce qui est des chambres, toutes sont réservées jusqu’au 2 janvier 2009.
Au Hazmieh Rotana, les prix des dîners de gala étaient plus diversifiés, les tarifs variant entre 100, 110 et 125 dollars. Selon Maya Dfouni, « beaucoup de réservations ont été enregistrées pour le compte de compagnies commerciales ».
Gebran Bekhazi, partenaire gérant des restaurants Tartufo, Fiona’s et Beirut Cellar, était également confiant. Au Tartufo, le prix par personne était fixé à 175 dollars comprenant une dégustation de dix plats différents. Au Fiona’s, le prix était identique pour un menu tout en différence, alors qu’au Beirut Cellar, le tarif par personne était de 130 dollars.
« La plupart de notre clientèle avaient déjà payé un acompte en guise de garantie pour que la boîte n’accuse pas de pertes en cas de désistement exceptionnel », a-t-il souligné.
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