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Irak L’avenir des troupes étrangères compromis par la crise parlementaire

L’ONU entérine la fin du mandat de la Force multinationale. L’avenir de la présence en Irak après le 31 décembre 2008 des troupes étrangères non américaines était sérieusement compromis hier en raison d’une crise parlementaire sans précédent. Le 17 décembre, le président du Parlement, Mahmoud Machhadani, excédé par la tournure des discussions au Parlement, s’était levé et avait annoncé sa démission en déclarant que les députés qui voteraient contre le projet de l’avenir des troupes étangères étaient « des chiens, des fils de chiens ». Après plus de deux heures de discussions houleuses au cours desquelles M. Machhadani a lancé à un député kurde : « Tu ne décideras pas de mon avenir, rentre au Kurdistan » ; et a accusé un autre parlementaire d’être un « agent d’Israël » car il s’était rendu en septembre à Tel-Aviv, la séance a été reportée à aujourd’hui. M. Machhadani s’était ensuite rétracté et avait présenté samedi ses excuses mais une majorité de députés ne les avaient pas acceptées. Lors de la séance d’hier, il était prévu que les députés votent enfin une résolution mandatant le gouvernement de Nouri al-Maliki pour discuter et signer des accords bilatéraux avec les pays de la coalition encore présents en Irak, à l’exception des États-Unis. Selon le texte, obtenu de source parlementaire, « le Parlement autorise le gouvernement irakien à prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de réaliser le retrait complet des forces britanniques, nord-irlandaises, australiennes, roumaines, salvadoriennes, estoniennes et celles de l’OTAN au plus tard le 31 juillet 2009 ». Le texte mandate également le gouvernement « pour organiser leur présence et leurs activités jusqu’à leur retrait complet du pays ». Au lieu de cela, les députés ont discuté de la pétition anti-Machhadani présentée par 54 signataires appartenant aux deux principaux groupes parlementaires : les chiites de l’Alliance unifiée irakienne (AUI, 85 sièges) et l’Alliance kurde (53 sièges) ainsi que des députés indépendants. « Les députés ne parlent que de cette affaire et ont totalement oublié l’histoire des forces étrangères », a affirmé un fonctionnaire du Parlement qui se trouvait dans la salle. « Le Parlement, qui devait initialement terminer ses travaux lundi, se réunira à nouveau mardi. Il n’y aura pas de débat sur l’avenir des forces étrangères avant que la question du sort (de leur président) Machhadani ne soit réglée », a affirmé à l’AFP cheikh Jamal al-Boutikh, chef du groupe parlementaire de la Liste nationale irakienne (liste laïque). « La crise est à son summum car la majorité des députés irakiens veulent le limogeage de Machhadani qui les avait offensés la semaine dernière », a-t-il dit. « La réunion de mardi sera consacrée à l’affaire Machhadani », a confirmé à l’AFP un député kurde Feriad Arendouzi. Or, sans le vote d’une résolution mandatant le gouvernement pour signer des accords permettant aux soldats de la coalition de rester en Irak, leur présence est illégale après l’expiration du mandat de l’ONU le 31 décembre. Une véritable course contre la montre est lancée puisque le Parlement aurait dû se réunir pour la dernière fois hier et ne tenir une nouvelle séance que le 30 décembre, veille de l’expiration du mandat de l’ONU. De son côté, le Conseil de sécurité a entériné hier, dans sa résolution 1959, la fin au 31 décembre du mandat de la Force multinationale (FMN) sous commandement américain en Irak, à la demande du gouvernement irakien.
L’ONU entérine la fin du mandat de la Force multinationale.
L’avenir de la présence en Irak après le 31 décembre 2008 des troupes étrangères non américaines était sérieusement compromis hier en raison d’une crise parlementaire sans précédent.
Le 17 décembre, le président du Parlement, Mahmoud Machhadani, excédé par la tournure des discussions au Parlement, s’était levé et avait annoncé sa démission en déclarant que les députés qui voteraient contre le projet de l’avenir des troupes étangères étaient « des chiens, des fils de chiens ». Après plus de deux heures de discussions houleuses au cours desquelles M. Machhadani a lancé à un député kurde : « Tu ne décideras pas de mon avenir, rentre au Kurdistan » ; et a accusé un autre parlementaire d’être un « agent d’Israël » car...