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Actualités - Chronologie

Najjar : Les nominations, un acquis exceptionnel dans le contexte présent

Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a exprimé sa vive satisfaction après la décision prise samedi par le Conseil des ministres d’avaliser sa proposition de nommer le juge Ghaleb Ghanem à la tête du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et le juge Chucri Sader à la présidence du Conseil d’État. M. Najjar a qualifié ces deux nominations d’« acquis exceptionnel », compte tenu du contexte politique actuel qui sévit dans le pays. « L’opinion publique ne réalise peut-être pas l’importance de ces nominations, a notamment déclaré le ministre de la Justice, mais il s’agit d’une décision de la plus haute importance, et le président Sleiman a joué un rôle-clé à cet égard ». M. Najjar a toutefois déploré le climat qui marque souvent les délibérations au sein du Conseil des ministres, notamment en ce qui concerne la volonté affichée par le camp du 8 Mars d’avoir recours dans certains cas au tiers de blocage, ce qui entrave l’action du gouvernement. Le ministre de la Justice a souligné sur ce plan que ce serait une erreur de réitérer l’expérience du gouvernement actuel formé en octroyant à l’opposition le tiers de blocage. Il a critiqué à cet égard le « marché » convenu à Doha entre les deux camps en présence. L’approche suivie dans les nominations approuvées samedi a été critiquée par le ministre de l’Économie Mohammad Safadi qui s’est élevé contre « le clientélisme et la logique du partage du gâteau » qui caractérisent certaines nominations décidées, selon lui, en dehors du cadre des institutions. M. Safadi a dénoncé en outre « la marginalisation » de Tripoli au niveau des nominations, soulignant que « Tripoli a des droits et ne constitue pas uniquement un réservoir humain auquel on a recours en cas de besoin ». De son côté, le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a lui aussi relevé les contraintes auxquelles est soumis le gouvernement d’union nationale dont « la capacité à prendre des décisions est limitée ». M. Mitri a déclaré sur ce plan que « la solidarité ministérielle a été ébranlée » lors de la réunion du Conseil des ministres au cours de laquelle la commission pour le contrôle des élections législatives a été formée. Les ministres du 8 Mars avaient alors menacé de torpiller la séance du cabinet si le gouvernement n’approuvait pas la nomination au sein de cette commission d’un candidat soutenu par l’opposition. « Ce qui s’est produit au cours de cette réunion reflète un problème sérieux que l’on ne peut pas négliger », a souligné M. Mitri.
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a exprimé sa vive satisfaction après la décision prise samedi par le Conseil des ministres d’avaliser sa proposition de nommer le juge Ghaleb Ghanem à la tête du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et le juge Chucri Sader à la présidence du Conseil d’État.
M. Najjar a qualifié ces deux nominations d’« acquis exceptionnel », compte tenu du contexte politique actuel qui sévit dans le pays. « L’opinion publique ne réalise peut-être pas l’importance de ces nominations, a notamment déclaré le ministre de la Justice, mais il s’agit d’une décision de la plus haute importance, et le président Sleiman a joué un rôle-clé à cet égard ». M. Najjar a toutefois déploré le climat qui marque souvent les délibérations au sein du Conseil des ministres, notamment...