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Actualités - Chronologie

Arabie saoudite La police religieuse tempère son opposition au cinéma

Dans des déclarations publiées hier par la presse locale, le chef de la puissante police religieuse saoudienne a tempéré son opposition au cinéma qu’il a précédemment qualifié de « mal absolu ». « Le cinéma peut être acceptable s’il sert la cause de Dieu et le bien », a déclaré, cheikh Ibrahim al-Gaïth. « Je n’ai pas dit qu’on refuse le cinéma, mais j’ai déclaré qu’on n’a pas été consulté lors de l’organisation d’événements cinématographiques », a-t-il dit en référence à une série de projections récentes d’un film saoudien à Djeddah et Taëf, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, une première depuis trente ans. Les projections du film Menahi, sur les mésaventures de spéculateurs en Bourse, avec le soutien du gouverneur de La Mecque, le prince Khaled al-Fayçal, un poète et homme de lettres, ont rencontré un vif succès populaire. L’organisateur de ces projections, Mamdouh Salem, qui a une compagnie artistique appelée Roadmedia, a pourtant déclaré avoir pris contact avec la police religieuse avant les projections à Djeddah. Des membres de cette force ont vérifié la salle pour s’assurer qu’il y a une entrée pour les femmes et une autre pour les hommes, et ne sont plus revenus, a-t-il déclaré récemment à l’AFP. Il n’y a pas de salles de cinéma en Arabie, royaume ultraconservateur qui suit le wahhabisme, une lecture rigoriste de l’islam sunnite, où le septième art est considéré comme une expression artistique dépravée, et où la pratique de la musique et de la chanson est interdite aux femmes. Un tribunal saoudien refuse de prononcer le divorce d’une fillette de 8 ans Un tribunal saoudien a refusé de prononcer le divorce d’une fillette de huit ans, mariée par son père à un adulte de 58 ans, arguant qu’elle devait d’abord atteindre « la puberté », a-t-on appris hier auprès de l’avocat. « La fillette ne sait pas encore qu’elle a été mariée », a déclaré à l’AFP l’avocat de la plaignante, Me Abdallah Jtili. La fillette s’apprête à entamer sa quatrième année à l’école primaire. La demande de divorce a été déposée par la mère de la fillette, juste après que l’acte de mariage eut été signé par le père. Les parents sont eux-mêmes divorcés. Des membres de la famille ont indiqué, sans vouloir s’identifier, que le mariage n’avait pas été consommé et que la fillette continuait de vivre avec sa mère. Selon eux, le père a exigé que le mariage ne soit consommé qu’une fois sa fille âgée de 18 ans.
Dans des déclarations publiées hier par la presse locale, le chef de la puissante police religieuse saoudienne a tempéré son opposition au cinéma qu’il a précédemment qualifié de « mal absolu ». « Le cinéma peut être acceptable s’il sert la cause de Dieu et le bien », a déclaré, cheikh Ibrahim al-Gaïth. « Je n’ai pas dit qu’on refuse le cinéma, mais j’ai déclaré qu’on n’a pas été consulté lors de l’organisation d’événements cinématographiques », a-t-il dit en référence à une série de projections récentes d’un film saoudien à Djeddah et Taëf, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, une première depuis trente ans. Les projections du film Menahi, sur les mésaventures de spéculateurs en Bourse, avec le soutien du gouverneur de La Mecque, le prince Khaled al-Fayçal, un poète et homme...