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Actualités - Chronologie

Mohammad Khalifé : Le dossier de la santé nécessite une décision politique

Le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, a exposé, au terme du débat à la Chambre, les principaux problèmes observés au niveau des services de santé au Liban. Il a ainsi expliqué qu’au cours des trois dernières années, le nombre de personnes hospitalisées aux frais du ministère a atteint 200 242 contre 153 000 en 2004 « traitées avec le même budget consacré au ministère, soit 3,5 % du budget de l’État ». Cela est essentiellement dû, selon Khalifé, « à une réforme administrative, mais aussi à la dynamisation des hôpitaux gouvernementaux », qui sont actuellement 22 à offrir des soins aux patients. « Lorsque j’ai été désigné à la tête du ministère (en décembre 2004), le nombre de personnes qui recevaient les soins dans les hôpitaux gouvernementaux ne dépassait pas les 15 000 patients, a souligné Khalifé. Ils seront 100 000 à y être soignés jusqu’en décembre 2009. En effet, 50 % des patients soignés aux frais du ministère de la Santé suivent leur traitement actuellement dans les hôpitaux publics, un taux qui devrait atteindre 70 % des cas lorsque la carte de santé visant l’édification d’un plus grand nombre de ces hôpitaux sera achevée. » Et de préciser que, tout comme les hôpitaux privés, les établissements hospitaliers publics sont soumis au système de l’accréditation. Évoquant le problème du cancer, le Dr Khalifé a constaté que 7 100 nouveaux cas sont détectés chaque année, dont 195 chez les enfants. La leucémie et la tumeur au cerveau demeurent dans 60 % des cas la principale cause de cancer chez les enfants. Chez les adultes, « 40 % des femmes meurent d’une tumeur au sein et 60 % des hommes d’un cancer des poumons ou de la vessie, a remarqué le Dr Khalifé. La prévention est possible dans le cancer du sein, et c’est ce que fait le ministère dans sa campagne annuelle qui consiste à assurer des mammographies à des prix réduits. En ce qui concerne le cancer des poumons, le tabagisme reste la première cause de la maladie, mais nous ne disposons pas de lois sérieuses en ce sens ». Le ministre Khalifé a par ailleurs expliqué qu’en ce qui concerne les médicaments, « le Liban dépense 8,5 % du PIB sur les soins de santé, et non pas 12,5 % comme l’ont fait remarquer certains députés ». « Mais il y a un problème au niveau des lois, a-t-il ajouté. En effet, les personnes âgées de plus de 65 ans constituent 7,1 % de la population. » Il a remarqué dans ce cadre que ces personnes, qui ne bénéficient plus d’une couverture sociale lorsqu’elles atteignent l’âge de la retraite, sont soignées aux frais du ministère de la Santé et leur facture hospitalière atteint « 45 % du budget du ministère ». « Le ministère de la Santé n’a pas été créé pour être un ministère de Sécurité sociale ou un ministère hospitalier », a poursuivi le Dr Khalifé, remarquant que la Coopérative des fonctionnaires dépense trois fois plus que le ministère de la Santé, alors qu’elle soigne la moitié du nombre de cas qui bénéficient des services du ministère. « À cela s’ajoutent les opérations à cœur ouvert et les dialyses qui sont en majorité couvertes par le ministère. Comment peut-on assurer tout ce travail avec 3,5 % du budget général de l’État ? » s’est-il demandé. Le ministre Khalifé a par la suite critiqué la Sécurité sociale facultative qui a entraîné un déficit de « 100 milliards de LL à la Caisse nationale de Sécurité sociale », sachant que depuis un an, « un grand nombre de personnes bénéficiant de la sécurité facultative sont traitées aux frais du ministère de la Santé, aux dépens des autres patients du ministère ». Insistant sur l’importance de la carte de santé, le ministre Khalifé a enfin affirmé que le dossier de la santé nécessite « une décision politique ».
Le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, a exposé, au terme du débat à la Chambre, les principaux problèmes observés au niveau des services de santé au Liban. Il a ainsi expliqué qu’au cours des trois dernières années, le nombre de personnes hospitalisées aux frais du ministère a atteint 200 242 contre 153 000 en 2004 « traitées avec le même budget consacré au ministère, soit 3,5 % du budget de l’État ».
Cela est essentiellement dû, selon Khalifé, « à une réforme administrative, mais aussi à la dynamisation des hôpitaux gouvernementaux », qui sont actuellement 22 à offrir des soins aux patients. « Lorsque j’ai été désigné à la tête du ministère (en décembre 2004), le nombre de personnes qui recevaient les soins dans les hôpitaux gouvernementaux ne dépassait pas les 15 000 patients, a...