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Actualités - Opinion

Marché de l’immobilier Les prix font de la résistance

Dans la conjoncture d’une crise économique mondiale, c’est la grande préoccupation et l’obsession des Libanais ; les prix de l’immobilier à Beyrouth et ailleurs vont-ils baisser ? Les avis divergent. Chacun y va de ses prédictions plus ou moins infondées. D’autres naïfs se fient aux rumeurs. Certains se sont même avancés à tabler sur une baisse de 10 à 30 %. Mais il est encore trop tôt pour prévoir de tels chiffres. Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Bien qu’ils soient sous pression depuis plusieurs semaines, les prix du marché affichent actuellement une belle résistance. Voila cinq mois, ils restent relativement stables et ne fléchissent pas. Une période d’accalmie après les hausses vertigineuses du premier semestre 2008 ! Cette stabilité s’inscrit dans un contexte pourtant difficile : les transactions sont devenues plus rares, le marché du haut de gamme avec les grandes surfaces est affecté et les clients montrent une incontestable crispation au moment d’acheter. Malgré ce climat, le bras de fer entre les acheteurs et les vendeurs continue. Les uns maintiennent leur prix, les autres attendent une éventuelle baisse. Ce marasme a cependant poussé un ou deux promoteurs à revoir leur grille de prix. La valeur de certains appartements a ainsi baissé 20 %. Il s’agit de cas isolés. À l’opposé, la majorité se montre peu flexible sur leur tarif. Seules les traditionnelles marges de négociations de 5 à 10 % restent inchangées. Cette inflexibilité des promoteurs s’explique par leur solidité financière et la maturité du marché. Les appartements construits répondent à une demande de la part d’une clientèle locale et expatriée. La bulle spéculative reste également très faible. Les spéculateurs ne concernent que 10 à 15 % des appartements. De plus, le stock d’appartements à Beyrouth est relativement limité malgré des dizaines de projets en construction. Beaucoup de promoteurs ont déjà sécurisé leur projet grâce aux ventes de 2007 et début 2008. Certains qui fonctionnent avec des fonds propres ne sont pas pressés de vendre et de brader leurs derniers logements disponibles. Leur ligne de conduite est encouragée par une légère reprise de la demande. Si les actes de vente tardent à se concrétiser, au moins, la clientèle continue de se renseigner et de prospecter. Dernier exemple en date, un important projet qui n’a pas encore démarré à Abdel Wahab Inglizi vient de faire ces derniers jours – soit en pleine crise – des préventes préférentielles pour plus de 25 millions de dollars. Sur le plan foncier, les prix n’ont pas encore montré des signes de faiblesse. Les propriétaires s’accrochent bec et ongles à leur bien et ne sont pas prêts à faire des concessions. Puisque le secteur est toujours dopé par la demande, ils jouent la montre dans l’attente d’une amélioration du marché. La valeur de la terre est toujours la valeur la plus solide et plus particulièrement dans cette conjoncture. Les belles parcelles se raréfient et malgré les offres présentées, les propriétaires campent sur leur position et refusent de s’adapter à la conjoncture actuelle en affichant des tarifs plus cohérents. En coopération avec : RAMCO Tél.: 01-349910
Dans la conjoncture d’une crise économique mondiale, c’est la grande préoccupation et l’obsession des Libanais ; les prix de l’immobilier à Beyrouth et ailleurs vont-ils baisser ? Les avis divergent. Chacun y va de ses prédictions plus ou moins infondées. D’autres naïfs se fient aux rumeurs. Certains se sont même avancés à tabler sur une baisse de 10 à 30 %. Mais il est encore trop tôt pour prévoir de tels chiffres. Aujourd’hui, la réalité est tout autre. Bien qu’ils soient sous pression depuis plusieurs semaines, les prix du marché affichent actuellement une belle résistance. Voila cinq mois, ils restent relativement stables et ne fléchissent pas. Une période d’accalmie après les hausses vertigineuses du premier semestre 2008 !
Cette stabilité s’inscrit dans un contexte pourtant difficile : les...