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Actualités - Chronologie

Développement Le secteur de l’eau à la recherche de financements

D’ici à 2020, les ressources hydrauliques se feront de plus en plus rares, avertit le ministre Alain Tabourian. En collaboration avec la FAO, le ministère de l’Énergie et de l’Eau a convié hier divers bailleurs de fonds potentiels à une conférence dont l’objectif est de « trouver les financements nécessaires pour des projets relatifs au secteur de l’eau », a indiqué le ministre Alain Tabourian. Le Liban « fait face à des défis majeurs pour remplir les besoins hydrauliques du pays, en termes de quantité et de qualité », a-t-il poursuivi. « Une gestion globale des ressources hydrauliques est essentielle pour assurer une utilisation durable de l’eau, d’autant que les prévisions font état d’une raréfaction de l’eau au Liban d’ici à 2020. » Le ministre a ainsi rappelé qu’une stratégie décennale a été mise en place en 2000, visant à élaborer une cadre législatif et réglementaire clair, à développer les capacités de l’administration chargée de gérer les ressources hydrauliques, à mieux exploiter les ressources de surface et souterraines, à mettre en place des systèmes d’irrigation pour garantir la sécurité alimentaire et à créer des centrales d’épuration des eaux usées et encourager leur traitement. En 2005, les principes d’une gestion globale des ressources hydrauliques à l’image du système européen ont été adoptés, incluant la restructuration du secteur de l’eau, notamment, et la création de compagnies des eaux régionales. Selon M. Tabourian, les objectifs principaux aujourd’hui sont de réduire les pertes d’eau dans le système de distribution, de mettre en place une nouvelle tarification basée sur les coûts réels et le volume de consommation, de développer les capacités des administrations concernées et de gérer le problème des eaux usées et de l’irrigation. D’où la nécessité de « développer les partenariats publics-privés dans le secteur ». Le ministre a ensuite évoqué trois projets concrets élaborés avec l’aide de la FAO à la recherche de financement. Le premier vise à encourager l’utilisation des eaux traitées dans l’irrigation, à renforcer les capacités nationales et à sensibiliser l’opinion sur le traitement des eaux. Le second projet a pour objectif de définir les problèmes et les contraintes aux niveaux des bassins, après avoir délimité 15 bassins fluviaux, de rassembler les informations nécessaires et de mettre en place un système d’information géographique. Enfin, le dernier projet consiste à améliorer la qualité de l’eau. « Nous visons un partenariat renforcé et davantage de soutien de la part des bailleurs de fonds pour mettre la lumière sur les dossiers prioritaires, qu’il faut gérer efficacement et globalement afin d’assurer les besoins des générations actuelles et futures », a martelé le ministre. « Nous avons besoin de la participation des autorités nationales et locales, du secteur privé, de la société civile, des centres académiques, ainsi que des donateurs et de tous les citoyens », a conclu Alain Tabourian. Pour sa part, le directeur de la FAO au Liban, Ali Momen, a averti que « le Liban, qui était connu pour ses richesses hydrauliques, n’échappera malheureusement pas au danger de l’étiage aux environs de 2025 si les mesures nécessaires ne sont pas prises dès aujourd’hui ». Des ateliers de travail ont ensuite eu lieu sur les thèmes du traitement de l’eau, des bassins fluviaux et de la gestion de la qualité de l’eau.
D’ici à 2020, les ressources hydrauliques se feront de plus en plus rares, avertit le ministre Alain Tabourian.
En collaboration avec la FAO, le ministère de l’Énergie et de l’Eau a convié hier divers bailleurs de fonds potentiels à une conférence dont l’objectif est de « trouver les financements nécessaires pour des projets relatifs au secteur de l’eau », a indiqué le ministre Alain Tabourian.
Le Liban « fait face à des défis majeurs pour remplir les besoins hydrauliques du pays, en termes de quantité et de qualité », a-t-il poursuivi. « Une gestion globale des ressources hydrauliques est essentielle pour assurer une utilisation durable de l’eau, d’autant que les prévisions font état d’une raréfaction de l’eau au Liban d’ici à 2020. »
Le ministre a ainsi rappelé qu’une stratégie...