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Actualités - Chronologie

Un passeur libanais et huit Syriens jugés demain en France

Huit Syriens et un Libanais, soupçonnés du débarquement clandestin en février 2001 de 910 Kurdes sur une plage de Saint-Raphaël, dans le Var en France, seront jugés demain à Draguignan (Var) lors d’une audience spéciale du tribunal de grande instance. Un seul Syrien, Khabat Dakkouri, 31 ans, gérant de société en Allemagne, détenu à la maison d’arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, se trouvera dans le box des prévenus. Nul ne sait si son frère Anwar Dakkouri, 36 ans, commerçant hébergé chez un membre de sa famille à Nice, libéré en juin et placé sous contrôle judiciaire, répondra à la convocation de la justice. L’un et l’autre sont soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique aux clandestins pour leur faciliter leur déplacement vers l’Allemagne. Les six autres Syriens, Majid Mohammad, 34 ans, Malek Bassam, 41 ans, Abdulkader Houban, 34 ans, Wissam Abbas al-Rai, 36 ans, Sali Lukman, 35 ans, et Ramadan Sulaiman, 37 ans, et le Libanais Ali ben Hassan Khalifé, poursuivis notamment pour « aide à l’entrée ou au séjour irréguliers d’étrangers en bande organisée » et « soumission de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indigne », devraient être absents à ce procès. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, ils n’ont jamais été interpellés. Dans la nuit du 17 au 18 février 2001, un vieux vraquier rouillé battant pavillon cambodgien, le ZHDE East Sea, s’était échoué sur une plage de Boulouris, à l’est de Saint-Raphaël. À l’intérieur, les sauveteurs avaient découvert 910 personnes, dont 180 femmes et 480 enfants, hébergées à fond de cale dans des conditions de total dénuement et d’insalubrité. Tous prétendaient être de nationalité irakienne et avoir voulu fuir le régime de Saddam Hussein. Mais très rapidement, leur audition révélait que l’échouage du bâtiment était volontaire et que l’expédition avait été commanditée de Syrie et du Liban dans le cadre d’un véritable réseau organisé. Il apparaissait que les « naufragés », dont la majorité était originaire de Mossoul, dans le Kurdistan irakien, et les autres de nationalité syrienne avaient payé les passeurs. L’embarquement avait eu lieu dans le golfe d’Iskenderun, en Turquie, et près de Saïda au Liban, et la traversée avait duré dix jours. Les neufs prévenus, selon leur degré de responsabilité dans cette affaire, encourent des peines de cinq à dix ans de prison et des amendes allant de 150 000 euros à 300 000 euros.
Huit Syriens et un Libanais, soupçonnés du débarquement clandestin en février 2001 de 910 Kurdes sur une plage de Saint-Raphaël, dans le Var en France, seront jugés demain à Draguignan (Var) lors d’une audience spéciale du tribunal de grande instance.
Un seul Syrien, Khabat Dakkouri, 31 ans, gérant de société en Allemagne, détenu à la maison d’arrêt de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, se trouvera dans le box des prévenus. Nul ne sait si son frère Anwar Dakkouri, 36 ans, commerçant hébergé chez un membre de sa famille à Nice, libéré en juin et placé sous contrôle judiciaire, répondra à la convocation de la justice.
L’un et l’autre sont soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique aux clandestins pour leur faciliter leur déplacement vers l’Allemagne.
Les six autres Syriens, Majid Mohammad, 34...