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HSBC rachète son siège, symbole de la flambée immobilière, à prix bradé

Nouvel exemple saisissant de la crise immobilière qui sévit en Grande-Bretagne, la banque HSBC va réaliser un très gros gain en rachetant avec une forte décote son siège londonien, qu’elle avait vendu, l’an dernier seulement, au promoteur immobilier espagnol Metrovacesa. Au printemps 2007, la britannique avait signé ce qui reste la transaction immobilière la plus chère de l’histoire du Royaume-Uni, en cédant pour 1,1 milliard de livres (1,27 milliard d’euros) l’immeuble du 8 Canada Square, une immense tour carrée aux coins arrondis abritant son quartier général mondial et sise à Canary Wharf, le nouveau quartier d’affaires londonien. L’acquéreur de la « tour HSBC », dessinée par le cabinet du célèbre architecte Norman Foster, était le promoteur espagnol Metrovacesa, à l’époque triomphant, dopé par le boom du secteur immobilier ibérique et qui multipliait fiévreusement les investissements. L’immeuble, haut de 200 mètres et abritant les salles de marché de HSBC, était considéré comme le joyau du groupe espagnol. Un an plus tard, le carrosse s’est transformé en citrouille. Metrovacesa est descendu de son piédestal, frappé comme les autres grands groupes fonciers européens par le retournement du marché immobilier et la crise du crédit. Criblé de dettes et miné qui plus est par des querelles internes, il a été forcé de revendre la tour HSBC à son ancien propriétaire, qui en était resté locataire, avec une énorme ristourne de 24%, vu que, entre-temps, la bulle immobilière britannique avait éclaté. Metrovacesa n’avait plus guère le choix. Pour l’aider à régler son chèque record, HSBC lui avait accordé un prêt relais de 810 millions de livres, qui arrivait bientôt à expiration. Mais la crise du crédit a fait flamber les coûts de financement, et Metrovacesa, pris à la gorge, a dû se résoudre à se séparer de l’immeuble. Avec cette excellente opération, HSBC renforce de son côté l’impression de robustesse qu’elle donne depuis le début de la crise des « subprimes », tout en ayant subi de très lourdes dépréciations aux États-Unis. C’est actuellement la première banque (non chinoise) du monde par sa capitalisation, qui excède largement les capitalisations réunies de ses cinq suivantes au Royaume-Uni. Avec le rachat de sa tour, elle va enregistrer dans ses comptes du second semestre un gain d’environ 250 millions de livres (290 millions d’euros). De plus, redevenue propriétaire de son siège, HSBC n’aura plus à payer l’énorme loyer qu’elle avait convenu de verser pendant vingt ans à Metrovacesa et qui avait été fixé à 43,5 millions de livres par an. Cette affaire est aussi un nouvel exemple de la sévérité de la crise immobilière en Grande-Bretagne. Le marché résidentiel, dont la flambée avait été largement nourrie par les bonus extravagants des courtiers de la City, s’effondre depuis le début de l’année : la baisse des prix a atteint un nouveau record en novembre, avec une baisse de 14,9 % sur un an, selon la banque Halifax. Et le marché des bureaux ne se porte pas mieux, plongé dans la tourmente par les faillites et autres licenciements en cascade qui frappent les entreprises du pays.
Nouvel exemple saisissant de la crise immobilière qui sévit en Grande-Bretagne, la banque HSBC va réaliser un très gros gain en rachetant avec une forte décote son siège londonien, qu’elle avait vendu, l’an dernier seulement, au promoteur immobilier espagnol Metrovacesa.
Au printemps 2007, la britannique avait signé ce qui reste la transaction immobilière la plus chère de l’histoire du Royaume-Uni, en cédant pour 1,1 milliard de livres (1,27 milliard d’euros) l’immeuble du 8 Canada Square, une immense tour carrée aux coins arrondis abritant son quartier général mondial et sise à Canary Wharf, le nouveau quartier d’affaires londonien.
L’acquéreur de la « tour HSBC », dessinée par le cabinet du célèbre architecte Norman Foster, était le promoteur espagnol Metrovacesa, à l’époque triomphant, dopé...