Marché de l’immobilier
Coup de frein sur le marché
le 04 décembre 2008 à 00h00
Le temps pas si lointain où le marché affichait un dynamisme n’est plus qu’un souvenir. Une nouvelle donne se met tranquillement mais sûrement en place. Le secteur est incontestablement figé. Le bras de fer entre les acheteurs et les vendeurs continue, chacun pensant pour des raisons différentes que le temps joue pour lui. Pendant que l’un pense que les prix vont baisser dans les semaines à venir, l’autre espère une reprise d’ici à quelques mois.
La question est de savoir si la crise sera longue ou brève. Et comment le marché pourra redémarrer rapidement.
Pourtant la réalité est là et le marché cumule les mauvaises nouvelles : le délai des transactions continue de grimper ; le nombre de ventes est en chute libre ; le secteur locatif est au ralenti ; les mises en chantier sont reportées ; les investisseurs qui pensaient surfer sur la vague spéculative paniquent et les expatriés ont subi de plein fouet la crise financière mondiale : certains ont perdu leurs économies à la Bourse ; d’autres craignent pour leur emploi. Résultat : leur appétit d’achat est sérieusement en berne. Pour un marché dépendant de la manne des expatriés, ce n’est guère rassurant. Que dire des échos des pays du Golfe où la bulle spéculative est en train d’exploser.
Aujourd’hui plus aucune transaction d’appartement ne se réalise au prix affiché et demandé par le propriétaire. Les acheteurs ont compris que le contexte leur était favorable.
Ils se renseignent, demandent les prix, comparent les produits les uns des autres puis silence radio. Au moment de concrétiser, l’acheteur tergiverse, patiente puis se volatilise. Depuis que certains ont véhiculé l’information qu’une baisse des prix était à prévoir, les clients préfèrent attendre un peu plus avec l’espoir d’obtenir un meilleur prix. Ainsi, chacun essaye de camper sur ses positions. Si le promoteur est prêt à négocier et faire un geste, il n’est également pas pressé de brader ses appartements. Fort d’une assisse financière solide grâce à de forts bénéfices par le passé, la majorité d’entre eux ont des réserves et peuvent poursuivre les travaux de leur projet sans dépendre directement de la vente d’unités.
Dans ce marasme actuel, le secteur foncier est également affecté, mais il reste plus actif que celui des appartements. Les investisseurs, les spéculateurs et les promoteurs restent à l’affût. La dernière vente au centre-ville en novembre dernier, soit en pleine crise, de 168 millions de dollars – 3 000 dollars le m2 d’incidence foncière sans les balcons – prouve que les carnets de chèques de certains (dans ce cas, un grand groupe libanais) ne sont pas fermés.
Les demandes existent et confirment que l’immobilier est plus que jamais un bon placement sécurisé. À Beyrouth, les acquéreurs ont toutes les garanties de récupérer plus que leur mise de départ s’ils conservent leur propriété à long terme. Reste à trouver les belles occasions ! Les prix dans les beaux quartiers étant – dans le contexte actuel – irréalistes, certains opportunistes se penchent vers des zones moins prétentieuses et connues dans l’agglomération de la capitale. Aucun quartier n’est à négliger s’il peut contenir des projets résidentiels décents pour une clientèle dont le budget est de plus en plus limité.
En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Le temps pas si lointain où le marché affichait un dynamisme n’est plus qu’un souvenir. Une nouvelle donne se met tranquillement mais sûrement en place. Le secteur est incontestablement figé. Le bras de fer entre les acheteurs et les vendeurs continue, chacun pensant pour des raisons différentes que le temps joue pour lui. Pendant que l’un pense que les prix vont baisser dans les semaines à venir, l’autre espère une reprise d’ici à quelques mois.
La question est de savoir si la crise sera longue ou brève. Et comment le marché pourra redémarrer rapidement.
Pourtant la réalité est là et le marché cumule les mauvaises nouvelles : le délai des transactions continue de grimper ; le nombre de ventes est en chute libre ; le secteur locatif est au ralenti ; les mises en chantier sont reportées ; les investisseurs qui...
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