Thaïlande
L’armée appelle à des
élections anticipées
le 27 novembre 2008 à 00h00
Le Premier ministre Somchai Wongsawat refuse de céder aux manifestants.
La crise politique s’intensifie en Thaïlande, où des membres de la coalition d’obédience royaliste, baptisée « Alliance du peuple pour la démocratie » (PAD), occupent, depuis mardi, le terminal de l’aéroport international Suvarnabhumi à Bangkok par lequel transitent chaque année des millions de touristes étrangers.
Au cours d’une adresse télévisée à la nation, le premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a déclaré qu’il ne céderait pas aux manifestants antigouvernementaux. « J’assure de nouveau au peuple que le gouvernement, qui est légitime et issu d’élections, fonctionnera jusqu’à la fin », a déclaré M. Somchai, qui se trouvait à Chiang Mai, une ville du nord de la Thaïlande, après être rentré d’un voyage à l’étranger. Le Premier ministre a en outre annoncé qu’il avait convoqué une réunion « d’urgence » de son cabinet « afin d’élaborer des mesures pour restaurer la démocratie ». M. Somchai a également déclaré que son gouvernement préservera la démocratie avec le roi comme chef de l’État et pour l’intérêt national.
Plus tôt, le chef de la puissante armée thaïlandaise, le général Anupong Paojinda, avait appelé M. Somchai à dissoudre la Chambre basse et à convoquer des élections législatives anticipées, moins d’un an après les législatives de décembre 2007, largement remportées par le parti au pouvoir. Dans sa conférence de presse, il s’était également exprimé sur la possibilité d’un nouveau putsch. « En tant que chef de l’armée, si je menais un coup d’État, les problèmes seraient réglés une fois pour toutes. Mais il y aurait de nombreuses conséquences, y compris la réaction internationale », a-t-il dit.
Toujours au cours de son intervention, le chef de l’armée a ordonné aux membres de la PAD, de quitter « immédiatement » tous les bâtiments où ils campent, y compris l’aéroport international. Un leader des manifestants à l’aéroport a toutefois rejeté cet appel à la dispersion. Hier, les manifestants occupaient donc toujours des édifices gouvernementaux ainsi que l’aéroport duquel les 3 000 passagers qui s’y trouvaient lors du déclenchement de la crise ont été évacués. Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait un mort.
Le Premier ministre Somchai Wongsawat refuse de céder aux manifestants.
La crise politique s’intensifie en Thaïlande, où des membres de la coalition d’obédience royaliste, baptisée « Alliance du peuple pour la démocratie » (PAD), occupent, depuis mardi, le terminal de l’aéroport international Suvarnabhumi à Bangkok par lequel transitent chaque année des millions de touristes étrangers.
Au cours d’une adresse télévisée à la nation, le premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a déclaré qu’il ne céderait pas aux manifestants antigouvernementaux. « J’assure de nouveau au peuple que le gouvernement, qui est légitime et issu d’élections, fonctionnera jusqu’à la fin », a déclaré M. Somchai, qui se trouvait à Chiang Mai, une ville du nord de la Thaïlande, après être rentré d’un voyage...
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