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Assurance-vieillesse Le projet de loi sera retiré du menu des discussions au Parlement

Approuvé par les commissions parlementaires mixtes il y a près d’un mois, le texte qui prévoit la mise en place d’un nouveau régime de retraite sera soumis ce matin à l’Assemblée, mais il ne fera pas l’objet d’un vote de la part des parlementaires. « Nous nous sommes mis d’accord avec le président de la Chambre pour que le sujet soit retiré du menu des discussions. Cela permettra de paver la voie à plus de concertations avec les organismes économiques et les syndicats en vue d’aboutir à une version finale, acceptée par toutes les parties concernées », a indiqué le député et président de la commission partielle en charge du projet, Atef Majdalani, à L’Orient-Le Jour. Le projet de loi en question avait en effet suscité un tollé dans les milieux du patronat et auprès des syndicats, poussant le président Berry à accorder un délai de cinq jours aux deux parties pour qu’elles soumettent leurs revendications. Les organismes économiques appellent notamment à ce que la loi sur le nouveau régime des retraites prévoie l’autonomie totale de la nouvelle caisse d’épargne sociale. Ils réclament également que cette caisse soit considérée comme étant une institution financière et qu’elle soit soumise par conséquent à la supervision des autorités monétaires. Le patronat s’élève aussi contre la hausse des cotisations pour les employeurs prévue par la loi. Celles-ci devraient augmenter de 8,5 %, à l’heure actuelle, à 12,5 %. De son côté, la CGTL dénonce le passage d’un système de retraite basé sur la solidarité sociale à un système de retraite par capitalisation. Elle stigmatise également l’absence des modalités de calcul de la pension dans le texte actuel, tout en appelant à ce que le montant de la pension représente au moins 80 % du montant du dernier salaire encaissé par le retraité. « Le projet de loi sera donc renvoyé de nouveau aux commissions parlementaires mixtes pour qu’elles puissent examiner toutes ces revendications », affirme M. Majdalani, selon qui des réunions devront prochainement avoir lieu entre des parlementaires et des représentants des deux parties afin de discuter des divers points litigieux. « Ce qui nous importe, c’est de pouvoir aboutir à un accord entre toutes les parties. L’essentiel étant d’avancer sur le chemin de la réforme du régime des retraites au Liban », souligne pour sa part le président des organismes économiques, Adnane Kassar. En attendant, le texte final devra être soumis au vote au cours de la prochaine séance parlementaire. « Nous allons demander demain (aujourd’hui) à ce qu’une nouvelle date soit fixée à cette fin. Nous souhaitons que le projet soit voté avant la fin de l’année », a conclu M. Majdalani.
Approuvé par les commissions parlementaires mixtes il y a près d’un mois, le texte qui prévoit la mise en place d’un nouveau régime de retraite sera soumis ce matin à l’Assemblée, mais il ne fera pas l’objet d’un vote de la part des parlementaires. « Nous nous sommes mis d’accord avec le président de la Chambre pour que le sujet soit retiré du menu des discussions. Cela permettra de paver la voie à plus de concertations avec les organismes économiques et les syndicats en vue d’aboutir à une version finale, acceptée par toutes les parties concernées », a indiqué le député et président de la commission partielle en charge du projet, Atef Majdalani, à L’Orient-Le Jour.
Le projet de loi en question avait en effet suscité un tollé dans les milieux du patronat et auprès des syndicats, poussant le...