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Tennis - Coupe Davis L’Espagne saluée pour sa solidarité

Le triomphe de l’Espagne en finale de la Coupe Davis en Argentine a été salué hier par les médias espagnols comme la victoire d’un collectif dans l’adversité. « L’invincible armada », titre en une le quotidien sportif Marca tandis qu’El Mundo affirme : « Le plan B était cousu d’or ». La presse insiste sur la capacité de l’Espagne à surmonter le forfait du numéro un mondial Rafael Nadal, blessé, et sur le talent de meneur d’hommes du capitaine Emilio Sanchez Vicario. Ce dernier avait pourtant été critiqué par ces mêmes médias, qui lui reprochaient de ne pas disposer de « plan B » après le forfait de Nadal, qu’il avait remplacé par le novice Marcel Granollers. Sanchez Vicario a de nouveau créé la surprise en écartant son joueur le mieux classé, David Ferrer, jugé hors de forme, pour le premier simple de dimanche, qui pouvait offrir la victoire à l’Espagne. Son remplaçant, Fernando Verdasco, a apporté le troisième point décisif à l’Espagne avec une victoire en cinq manches contre Jose Acasuso. Sept joueurs ont finalement été impliqués dans le parcours victorieux de l’Espagne, au fil de succès contre le Pérou, l’Allemagne, les États-Unis puis l’Argentine. L’Espagne est le sport « Sanchez Vicario a su créer un état d’esprit entre tous les joueurs. Je ne suis qu’un joueur parmi les autres de l’équipe et il a su le démontrer », a réagi Nadal à l’antenne de la télévision publique espagnole après avoir regardé la finale chez lui. El Mundo rappelle les autres triomphes du sport espagnol malgré l’absence d’un joueur majeur en finale, comme la médaille d’or décrochée en 2006 aux championnats du monde de basket en dépit de la perte sur blessure du meilleur joueur du tournoi Pau Gasol, ou le sacre en finale de l’Euro de football en juin sans le meilleur buteur du tournoi, David Villa, blessé. Cette troisième victoire en Coupe Davis conclut une année sportive glorieuse pour l’Espagne. El Pais la résume ainsi : « L’Espagne est le sport ». « Je tiens à féliciter l’équipe de Coupe Davis pour ce nouvel exploit du sport espagnol, dans ce qui constitue sans aucun doute la plus grande année sportive pour notre pays », a réagi le secrétaire d’État aux Sports, Jaime Lissavetzky. L’Espagne a remporté avec l’Euro son premier trophée majeur en football depuis 44 ans. Nadal a supplanté Roger Federer au rang de numéro un mondial en tennis avec ses victoires à Roland-Garros, Wimbledon et aux Jeux olympiques. Alberto Contador s’est imposé dans le Giro et le Tour d’Espagne, ce qui en a fait le premier cycliste depuis 25 ans à remporter les trois grands tours après son succès dans le Tour de France en 2007. Son compatriote Carlos Sastre lui a succédé en juillet sur les routes de la grande boucle tandis que Samuel Sanchez a été sacré champion olympique sur route en août. Sanchez quitte l’Espagne Emilio Sanchez Vicario a annoncé qu’il quittait le poste de capitaine de l’équipe d’Espagne de Coupe Davis, juste après la finale remportée contre l’Argentine (3-1). La presse espagnole a déjà désigné son successeur, Albert Costa. « Je ne serai pas là pour le tour contre la Serbie en mars 2009, a indiqué Sanchez Vicario. J’ai débuté une étape il y a trois ans et le cycle s’est terminé avec cette récompense pour tous ces joueurs et j’espère que celui qui viendra pourra partager tous ces moments magiques que j’ai vécus. » Pour les quotidiens AS et Marca, Albert Costa, 33 ans, vainqueur de la Coupe Davis en 2000 et de Roland-Garros en 2002, est le favori pour le poste. Verdasco, gloire et glamour Fernando Verdasco est un homme comblé. C’est lui qui a apporté le point décisif à l’Espagne en finale de Coupe Davis, dimanche au terme d’un match en cinq sets intense. Il est aussi de notoriété publique que sa petite amie se nomme Ana Ivanovic. De quoi vivre d’amour, d’eau fraîche et de trophées. Pour faire la une des publications sportives espagnoles, quand on est joueur de tennis et que l’on ne s’appelle pas Rafael Nadal, il faut frapper un très grand coup. À 25 ans tout juste (il est né un 15 novembre), Fernando Verdasco a réussi cet exploit. Le Madrilène au bras gauche foudroyant a gagné deux matches en finale de Coupe Davis, en double et en simple pour décrocher le troisième titre en huit ans pour l’Espagne. Mieux, on sait désormais qu’en dehors du court, il va bras dessus, bras dessous avec Ana Ivanovic, une des stars « frou-frou » de la WTA. Là, c’est définitif, Fernando mérite sa photo avec la banane et le grand saladier. Jeudi soir dernier, il était difficile d’imaginer que certains Espagnols allaient encadrer cette photographie dans leur salon. Fernando était certes n° 3 espagnol au classement ATP technique (16e mondial), mais il n’était pas dans le plan prévu par Emilio Sanchez. Le stratège avait décidé de faire jouer Feliciano Lopez (30e) à sa place lors du second simple, face à Juan Martin Del Potro. Et Lopez gagne haut la main. Tout va bien, Feliciano, qui est Madrilène aussi est un ami proche et le groupe espagnol est soudé. Rafael Nadal, lui-même en vacances (après son forfait pour blessure) appelle souvent ses partenaires au téléphone. Cela contraste avec l’ambiance tendue chez les Argentins. De Pékin à Mar del Plata Samedi, tout se précipite : « Je ne sais pas si j’ai joué le meilleur match de ma vie, mais en double, c’est vrai », sourit Verdasco qui vient de faire chuter la paire Nalbandian/Calleri. Dimanche, la voie royale est à lui. Le n° 1 du groupe, David Ferrer, qui connaît un certain vague à l’âme depuis sa rupture avec la Française Camille Pin, doit lui céder la place pour le troisième simple. Face à José Acasuso, il résiste à la pression des tribunes et de l’événement, résiste au retour de l’Argentin qui a mené deux sets à un, et s’impose en cinq manches. Un scénario idéal pour un joueur qui a souvent eu la réputation d’être inconstant. Quand on a un tempérament de feu, le mieux et d’évoluer sur un nuage. Côtoyer Ana Ivanovic aurait donc des vertus apaisantes ? N° 16 mondial aujourd’hui, Fernando a frôlé le top 10 cette année. Pas d’exploit, mais une saison pleine, régulière, loin du parcours en dents de scie auquel il s’était habitué. À Pékin en septembre, certains auront remarqué que le garçon ne manquait pas d’humour et que cet humour plaisait particulièrement à Ana Ivanovic. Voilà comment l’« Homme le plus glamour en 2007 » (par la version espagnole du magazine... Glamour), arrive à faire coïncider sa notoriété people et sa meilleure performance professionnelle. * * * Mauresmo veut renouer avec la victoire Amélie Mauresmo, n° 1 mondiale entre septembre 2004 et novembre 2006, est retombée cette saison à la 24e place au terme d’une année catastrophique où les blessures ne l’ont pas épargnée. La joueuse française s’est séparée de son entraîneur de toujours, Loïc Courteau, et a commencé une nouvelle collaboration avec Hugo Lecoq. Elle espère ainsi revenir tout en haut du classement WTA, et surtout gagner des tournois, avant de peut-être tirer sa révérence... « Je pouvais prendre soit quelqu’un de très expérimenté, soit quelqu’un de plus nouveau qui serait sans doute plus à l’écoute », explique-t-elle dans L’Équipe paru hier à propos du choix de Lecoq. « J’ai choisi la deuxième solution avec une personne que je connaissais, car je n’aurais pas aimé m’engager avec un inconnu. » Mauresmo avoue également qu’elle a peut-être fait l’année de trop avec Courteau : « On a peut-être poussé un peu trop longtemps dans l’envie d’aller jusqu’au bout du bout. »
Le triomphe de l’Espagne en finale de la Coupe Davis en Argentine a été salué hier par les médias espagnols comme la victoire d’un collectif dans l’adversité.

« L’invincible armada », titre en une le quotidien sportif Marca tandis qu’El Mundo affirme : « Le plan B était cousu d’or ».
La presse insiste sur la capacité de l’Espagne à surmonter le forfait du numéro un mondial Rafael Nadal, blessé, et sur le talent de meneur d’hommes du capitaine Emilio Sanchez Vicario.
Ce dernier avait pourtant été critiqué par ces mêmes médias, qui lui reprochaient de ne pas disposer de « plan B » après le forfait de Nadal, qu’il avait remplacé par le novice Marcel Granollers.
Sanchez Vicario a de nouveau créé la surprise en écartant son joueur le mieux classé, David Ferrer, jugé hors de forme, pour le...