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Actualités - Chronologie

Commémoration Sleiman : Seul un État fédérateur peut consolider l’indépendance

Le président de la République a prononcé son discours du 22 novembre face à un public d’étudiants avec lesquels il a débattu à Baabda. À l’occasion de la fête de l’Indépendance, le président de la République, Michel Sleiman, a adressé un message télévisé aux Libanais au cours duquel il a mis l’accent sur « l’édification d’un État fort, fédérateur et juste, loin des polémiques et du clientélisme ». Le chef de l’État a choisi de prononcer son premier discours de l’indépendance devant un public d’étudiants invités à Baabda et avec lesquels il a débattu à l’issue de son allocution. Le palais présidentiel n’a pas diffusé hier la teneur du débat de Michel Sleiman avec les étudiants, préférant remettre la publication du compte rendu de la discussion à aujourd’hui. « L’indépendance et la liberté sont des droits qui nous ont coûté de lourds sacrifices, a ainsi affirmé le chef de l’État. L’indépendance demeure aujourd’hui synonyme de liberté, de souveraineté et de dignité, autant de droits pour lesquels nous avons subi le martyre, les destructions massives et la pauvreté. » « Les bâtisseurs de l’indépendance ont été incarcérés, humiliés, agressés, persécutés, a-t-il ajouté. Des présidents de la République, des Premiers ministres, des membres du gouvernement, des hommes de religion, des journalistes, des militaires et des résistants ont payé de leur vie le prix de la lutte pour l’indépendance. En ce jour, nous ne pouvons que rendre hommage à l’armée qui défend l’indépendance du pays et la dignité de sa population depuis 65 ans. » « Face à l’occupation, a poursuivi Michel Sleiman, le Liban, son peuple, son armée et sa Résistance ont réussi à libérer leur territoire, à l’exception des fermes de Chebaa, des collines de Kfarchouba et de la partie nord de Ghajar. Ils ont aussi pu libérer les détenus libanais dans les geôles de l’ennemi israélien. » Le président de la République a également souligné que « la patrie ne peut être bâtie et l’indépendance défendue que par le biais des sacrifices ». « Les sacrifices ne sont pas uniquement synonymes de martyre. Ils consistent également en la persévérance dans le travail et en l’accomplissement des devoirs de chacun pour le bien général, car l’indépendance est avant tout une cause à défendre », a-t-il estimé. « Les Libanais ont célébré leur indépendance en 1943, a noté le président Sleiman. Ils ont tenté de bâtir l’État de l’indépendance au cours des années 1960. Ils ont failli tomber, peu après, dans le gouffre des États miniatures indépendants. S’il faudrait de nouveau offrir de nouveaux sacrifices individuels ou collectifs, que ce soit pour ériger un État fédérateur, juste et fort, loin des polémiques et du clientélisme. » « Au cours des 6 derniers mois, a-t-il poursuivi, nous avons défini nos priorités et élaboré une vision pour protéger l’indépendance, en privilégiant le dialogue à tout autre moyen. Nous avons réactivé les institutions étatiques, formé un gouvernement de volonté nationale commune et élaboré une déclaration ministérielle globale. Les relations syro-libanaises ont été basées sur des fondations claires et solides, ce qui a permis de nouer des relations diplomatiques entre Beyrouth et Damas, et d’élaborer un texte de référence pour nos rapports futurs. L’Assemblée a repris son chantier législatif. Et le dialogue national a été lancé, conformément à l’accord de Doha, dans le but de développer une stratégie de défense nationale pour protéger le pays en profitant de ses atouts militaires, politiques, économiques et diplomatiques. Nous avons également progressé sur le chemin de la réconciliation et de la normalisation des rapports politiques. » Michel Sleiman s’est en outre félicité du démantèlement de réseaux d’espionnage israéliens et de cellules terroristes « qui ont porté atteinte à l’armée et à la population ». « Pour pallier l’absence du Liban sur la scène internationale au cours des dernières années, nous devions fournir des efforts exceptionnels en visitant plusieurs capitales et en prenant part aux rencontres internationales, a-t-il souligné. Le Liban s’est ainsi remis à jouer son rôle sur la scène internationale et a réussi à tisser un filet de sécurité indispensable pour la défense de nos intérêts en matière de sécurité, de stabilité et de développement. Dans ce cadre, nous avons œuvré pour une paix globale et équitable dans le Proche-Orient, sur base des résolutions de l’ONU et de l’initiative de paix arabe qui rejette toute forme d’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. » Michel Sleiman a aussi estimé que « l’indépendance ne saurait être consolidée à défaut de la consécration de l’autonomie de la justice et de l’édification d’un État de droit qui lutte contre la corruption, et garantit l’égalité des chances et les libertés individuelles». « L’État ne doit ménager aucun effort pour améliorer le quotidien des Libanais en termes d’éducation, de santé, de développement économique et de services sociaux. (…) Et tous les Libanais, résidents comme expatriés, ont un rôle vital à jouer dans le processus de consolidation de l’indépendance », a-t-il souligné. « Vu que nous nous sommes entendus sur la finalité de notre patrie, il faudrait lancer sans délai le chantier de la reconstruction », a-t-il conclu.
Le président de la République a prononcé son discours du 22 novembre face à un public d’étudiants avec lesquels il a débattu à Baabda.
À l’occasion de la fête de l’Indépendance, le président de la République, Michel Sleiman, a adressé un message télévisé aux Libanais au cours duquel il a mis l’accent sur « l’édification d’un État fort, fédérateur et juste, loin des polémiques et du clientélisme ». Le chef de l’État a choisi de prononcer son premier discours de l’indépendance devant un public d’étudiants invités à Baabda et avec lesquels il a débattu à l’issue de son allocution. Le palais présidentiel n’a pas diffusé hier la teneur du débat de Michel Sleiman avec les étudiants, préférant remettre la publication du compte rendu de la discussion à aujourd’hui.
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