Loïck Peyron (Gitana Eighty) était toujours en tête du Vendée Globe hier, mais les positions se resserraient nettement derrière lui, le groupe de tête étant englué depuis mercredi dans les calmes du célèbre pot-au-noir, quelques degrés au nord de l’Équateur.
« La nuit (de mercredi à jeudi) n’était pas très rapide. La matinée non plus », a déclaré Peyron, leader de la course autour du monde en monocoque en solitaire sans escale et sans assistance.
« Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. J’ai rehissé le génois (voile d’avant) roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins, ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent... Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain », a-t-il ajouté.
Le coup de frein a été favorable aux poursuivants. Sébastien Josse (BT) et Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) se sont rapprochés à moins de 25 milles (46 km) et les dix premiers se tiennent de nouveau en 80 milles (148 km).
« Il fait chaud, il n’y a pas de vent, nous sommes à l’affût du moindre changement météorologique », a dit Sebastien Josse (BT).
« Que les écarts se resserrent, c’est bon pour la course, le pot-au-noir c’est le pot-au-noir, ensuite il reste quelques semaines de course, il y aura autre chose et n’oublions pas qu’au retour, il y aura un autre pot-au-noir. Du suspense, il peut y en avoir jusqu’à la ligne d’arrivée », a-t-il ajouté.
En revanche, la malchance poursuit Jean Le Cam (VM Matériaux). Victime mardi d’une panne de ses pilotes automatiques, il a rétrogradé à la 10e place, à 80 milles de Peyron.
Sur les bateaux, les skippeurs luttent contre le manque de vent et contre la chaleur : « J’ai un vent d’est un peu mou et il fait une chaleur intense (...). Pour tout vous avouer, je suis en caleçon, j’ai un chapeau et j’ai mis une bonne couche de crème solaire », a raconté Yann Elies (Generali), sixième.
« Disons que la journée, à l’intérieur du bateau, il fait 40° et la nuit, il ne fait plus que 30° ! » disait pour sa part Vincent Riou (PRB), quatrième.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Loïck Peyron (Gitana Eighty) était toujours en tête du Vendée Globe hier, mais les positions se resserraient nettement derrière lui, le groupe de tête étant englué depuis mercredi dans les calmes du célèbre pot-au-noir, quelques degrés au nord de l’Équateur.
« La nuit (de mercredi à jeudi) n’était pas très rapide. La matinée non plus », a déclaré Peyron, leader de la course autour du monde en monocoque en solitaire sans escale et sans assistance.
« Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. J’ai rehissé le génois (voile d’avant) roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins, ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent... Il fait 33°C à...