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Embellie à Wall Street en dépit de la tourmente bancaire

Wall Street connaissait hier une embellie grâce à des résultats meilleurs que prévu de Hewlett-Packard, tirant à la hausse les marchés européens, en dépit des inquiétudes des investisseurs sur la capacité des États à juguler la crise. Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a refusé que les fonds affectés au sauvetage du système financier soient utilisés pour soutenir l’économie. L’annonce par le géant bancaire américain Citigroup de la suppression de 50 000 emplois dans les prochains mois a cependant continué de peser sur les valeurs bancaires européennes qui ont dégringolé. Après une ouverture hésitante, la Bourse de New York était en nette hausse, saluant la bonne surprise des résultats du géant informatique Hewlett Packard qui lui faisait un peu oublier le marasme général. Longtemps dans le rouge, la Bourse de Paris a finalement terminé en hausse, le CAC 40 prenant 1,11 % à 3 217,40 points. À Zurich, UBS et Crédit Suisse ont atteint des plus bas historiques. En Russie, très touchée par la chute vertigineuse des cours de pétrole (principal moteur de sa croissance), le président Dmitri Medvedev a promis de nouvelles mesures pour atténuer les effets de la crise, en dépit d’un important plan d’aide déjà accordé par le gouvernement. Dans le Golfe, les Bourses des monarchies pétrolières ont fortement fluctué, le marché saoudien et celui de Dubaï étant les gros perdants de la journée. En Asie, la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 2,28 %, au lendemain de la confirmation que le Japon, deuxième économie mondiale, était entré à son tour en récession. « Les craintes de récession mondiale pèsent sur le marché », a commenté Kazuhiro Takahashi, analyste chez Daiwa Securities SMBC à Tokyo. « Le sommet financier a laissé l’impression que les mesures de relance économique ont du mal à accélérer », a-t-il ajouté en référence au sommet des grands pays industrialisés et émergents du G20 samedi à Washington. Deux jours après la réunion du G20 qui ne semble pas avoir rassuré les opérateurs, ceux-ci se tournent vers les États, priés de prendre des initiatives, notamment budgétaires, pour atténuer les effets de la crise. Mais aux États-Unis, le secrétaire au Trésor a annoncé qu’il ne comptait pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès pour sauver les banques d’ici à la prise de fonctions du président élu Barack Obama, le 20 janvier. M. Paulson a estimé hier que ce plan de sauvetage du système financier « n’était pas la panacée pour toutes nos difficultés économiques ». Une centaine de fidèles, menés par plusieurs pasteurs, ont prié hier devant le département du Trésor à Washington pour demander une nouvelle politique en faveur des petits propriétaires victimes de saisies immobilières. Barack Obama a promis de relancer l’économie américaine, quitte à alourdir davantage le déficit budgétaire. Il a plaidé pour un plan de sauvetage de l’industrie automobile américaine, dont la faillite annoncée « serait une catastrophe ». Plombé par la crise, le secteur automobile était l’objet de toutes les attentions en ce début de semaine, et ce des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, après l’enveloppe de 25 milliards de dollars de prêts décidée en septembre, une nouvelle tranche de 25 milliards doit être discutée au Congrès, alors que General Motors, Ford et Chrysler sont en plein marasme. Mais ce plan de sauvetage défendu par la majorité démocrate est critiqué par des sénateurs républicains, dont le vote est indispensable. Les dirigeants des trois grands constructeurs étaient attendus hier devant la commission bancaire du Sénat. Pessismiste, le PDG de Ford Alan Mulally a estimé qu’un placement sous protection de la loi sur les faillites d’un constructeur automobile américain pourrait mener à sa liquidation, en raison d’une chute rapide de ses ventes. Ford a annoncé qu’il allait vendre les deux tiers de sa participation dans le japonais Mazda Motor pour se renflouer. La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré hier que les Européens allaient examiner le plan américain de soutien au secteur automobile, pour s’assurer qu’il ne pénaliserait pas l’industrie européenne. En Allemagne, le ministre des Finances Peer Steinbrück a exclu de lancer un programme de soutien global pour l’industrie automobile allemande. Les constructeurs automobiles européens ont demandé en octobre une aide chiffrée à 40 milliards d’euros sous la forme de prêts à taux réduit, et des primes pour inciter les consommateurs à remplacer leurs voitures. Par ailleurs, la présidence française a annoncé que l’Europe allait se concerter sur des mesures de soutien à l’activité économique d’ici à un sommet de ses dirigeants mi-décembre. En France, le Fonds d’investissement stratégique, dont la création a été décidée par le président Nicolas Sarkozy pour soutenir les entreprises nationales jugées stratégiques, devrait être doté de moins de 20 milliards d’euros, soit bien moins que les 100 milliards d’euros évoqués par des membres du gouvernement, a annoncé hier le quotidien Les Échos. Selon un sondage publié hier, les trois quarts des Français se disent « inquiets lorsqu’ils pensent à la crise financière », qu’ils estiment « durable ». Madrid a fait savoir de son côté que le pays pourrait sortir en 2009 des clous du pacte de stabilité européen en matière de déficit public.
Wall Street connaissait hier une embellie grâce à des résultats meilleurs que prévu de Hewlett-Packard, tirant à la hausse les marchés européens, en dépit des inquiétudes des investisseurs sur la capacité des États à juguler la crise.
Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a refusé que les fonds affectés au sauvetage du système financier soient utilisés pour soutenir l’économie.
L’annonce par le géant bancaire américain Citigroup de la suppression de 50 000 emplois dans les prochains mois a cependant continué de peser sur les valeurs bancaires européennes qui ont dégringolé.
Après une ouverture hésitante, la Bourse de New York était en nette hausse, saluant la bonne surprise des résultats du géant informatique Hewlett Packard qui lui faisait un peu oublier le marasme général.
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