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Actualités - Chronologie

Maladies métaboliques L’embonpoint peut doubler le risque de décès prématuré

Une nouvelle étude menée sur quelque 359 000 personnes dans le monde, sur une période de dix ans environ, montre qu’en plus des maladies vasculaires qu’il peut entraîner, l’embonpoint peut doubler le risque de décès prématuré. L’embonpoint fait vivre dangereusement et peut doubler le risque de décès prématuré chez les deux sexes. Telles sont les principales conclusions auxquelles a abouti une vaste étude menée dans neuf pays européens et publiée dans la dernière édition du New England Journal of Medicine. Menée sur 359 000 personnes à majorité féminine (65,4 %), avec une moyenne d’âge de 51,5, elle montre que chez les sujets ayant un même indice corporel (le poids en kilos divisé par le carré de la taille), « la probabilité de mourir augmente de façon linéaire avec l’accroissement du tour de taille ». Le risque de mortalité était en fait environ deux fois plus élevé chez les participants avec un grand tour de taille (plus de 120 cm pour les hommes et plus de 100 cm pour les femmes) que pour les hommes ayant un tour de taille inférieur à 80 cm et les femmes un tour de taille inférieur à 65 cm. Ce risque est similaire même si l’indice de masse corporelle se situe dans une fourchette normale (18,5 à 25), constatent les chercheurs. Chaque augmentation de cinq centimètres de la circonférence de la taille accroît le risque de mortalité de 17 % chez les hommes et de 13 % pour les femmes. Ces travaux montrent de façon probante qu’un excès de graisse autour de la taille présente un risque important pour la santé, même chez des sujets qui ne sont pas considérés comme obèses ou souffrant de surpoids, soulignent les auteurs de cette étude. « Bien que des études plus limitées aient déjà indiqué un lien entre mortalité et tour de taille, nous avons été surpris de constater que la circonférence de la taille pouvait avoir un effet aussi drastique sur la santé et l’incidence des décès », souligne le Dr Elio Riboli, un des principaux auteurs de la recherche. Il est le coordinateur européen du projet EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) dans le cadre duquel cette étude a été menée et à laquelle ont notamment participé l’Imperial College de Londres (GB) et l’Institut allemand de nutrition humaine. Le danger d’un excès des graisses autour de la taille s’explique par le fait qu’à cet endroit particulier, elles sécrètent très souvent des cytokines, des protéines régulant la réponse immunitaire, ainsi que des hormones et d’autres éléments actifs dans le métabolisme qui peuvent contribuer au développement de maladies chroniques, notamment cardio-vasculaires et de cancers. Les résultats de cette recherche devraient encourager les médecins à mesurer systématiquement le tour de taille de leurs patients aussi bien que leur indice de masse corporelle dans le cadre des visites de routine pour évaluer leur état de santé, estiment les chercheurs. Le ratio entre tour de taille et tour de hanches s’est aussi révélé être un important indicateur de l’état de santé, soulignent les auteurs de l’étude. Celui-ci est calculé en divisant la circonférence de la taille par celle des hanches. Ce ratio varie de façon importante dans les populations européennes, selon cette étude. Pour 98 % des participants, ce ratio variait de 0,78 à 1,10 chez les hommes et de 0,66 à 0,98 chez les femmes. Dans ces fourchettes, chaque cran supérieur de 0,1 dans ce ratio était lié à une augmentation de 34 % du risque de mortalité chez les hommes et de 24 % chez les femmes. Pour le Dr Tobias Pischon, de l’Institut allemand de nutrition humaine à Potsdam-Rehbrucke, « le résultat le plus important de l’étude est le fait de montrer que la distribution des graisses dans le corps joue un rôle important pour la santé et la mortalité ». Durant la période de suivi de 9,7 ans, 14 723 participants à l’étude (4,09 %) sont décédés. Les sujets ayant l’indice de masse corporelle le plus élevé mouraient le plus souvent de maladies cardio-vasculaires ou de cancer.
Une nouvelle étude menée sur quelque 359 000 personnes dans le monde, sur une période de dix ans environ, montre qu’en plus des maladies vasculaires qu’il peut entraîner, l’embonpoint peut doubler le risque de décès prématuré.
L’embonpoint fait vivre dangereusement et peut doubler le risque de décès prématuré chez les deux sexes. Telles sont les principales conclusions auxquelles a abouti une vaste étude menée dans neuf pays européens et publiée dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
Menée sur 359 000 personnes à majorité féminine (65,4 %), avec une moyenne d’âge de 51,5, elle montre que chez les sujets ayant un même indice corporel (le poids en kilos divisé par le carré de la taille), « la probabilité de mourir augmente de façon linéaire avec l’accroissement du tour de...