Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Congrès au BIEL pour établir une stratégie de défense

Les dangers réels et potentiels qu’un État doit affronter pour survivre sont au cœur d’un congrès qui s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Doha. Un congrès sur le thème « Liban présent et avenir : les bases d’une stratégie de défense »  s’est ouvert hier au BIEL, à l’initiative de l’Institution d’analyse militaire pour le Proche-Orient et le Golfe (Inegma). Le congrès se tient sous le haut patronage du chef de l’État, en présence de MM. Joe Takla, ministre, Edgar Maalouf, député, et Nassib Lahoud, ministre, représentant respectivement les trois présidents, ainsi qu’en présence du représentant du secrétaire général de la Ligue arabe, Hicham Youssef. Présentant le congrès, le directeur de l’association Inegma, Riad Kahwagi, a affirmé que l’objectif des travaux consiste « à établir une vision claire des besoins stratégiques dont les conclusions serviraient directement les diverses parties engagées dans le dialogue national ». Dans un second temps, il s’agirait de vulgariser les lignes générales dégagées à l’intention de l’opinion publique profane. Pour M. Kahwagi, une stratégie de défense va bien au-delà de la résistance, et touche à d’autres aspects de la vie nationale : infrastructure, base et identité de la patrie, environnement, sources de dangers potentiels. Dangers réels et potentiels Pour sa part, l’ancien commandant en chef de l’aviation émiratie, qui préside aux destinées de l’association Inegma, le général à la retraite Khaled Bou Aynaïn, a affirmé qu’« au cœur d’une stratégie de défense, il y a la capacité de s’adapter de la meilleure façon possible aux grands événements soudains qui peuvent surgir ou mettre en danger la pérennité réelle de l’État, l’intégrité territoriale d’un pays ou sa population. À cet égard, une stratégie de défense n’est rien d’autre qu’un calcul de risques ». « Au cœur de la stratégie de défense, a ajouté l’officier à la retraite, il y a la nature du danger présent ou potentiel qui menace l’État. On peut le résumer par une question très simple et fondamentale : qui donc nos forces armées vont-elles affronter ? L’identification de l’ennemi détermine la nature du danger, ainsi que la connaissance de ses capacités militaires et l’étendue de son armement, ainsi que la façon dont il va utiliser ses forces, détail déterminant pour savoir comment résister à cet ennemi et comment s’armer pour le dissuader. » Pour sa part, M. Hicham Youssef a prononcé le discours du secrétaire général de la Ligue arabe, retenu au Qatar pour une conférence ministérielle des ministres du Travail, de l’Éducation et de l’Économie. M. Youssef a notamment rendu hommage à l’accord de Doha qui a permis aux leaders libanais de « surmonter leurs divergences, leurs divisions et leurs colères ». Il s’est montré certain que le Liban se dirige résolument vers une sortie de crise, « malgré les difficultés » et « en dépit des nuages qui s’amoncellent à son voisinage et qui soulèvent doutes et craintes ». « Les Libanais ont en effet comme pris l’habitude d’attirer vers eux les tensions régionales et internationales, et parfois même de payer les prix exorbitants de ces tensions et conflits », a-t-il dit.
Les dangers réels et potentiels qu’un État doit affronter pour survivre sont au cœur d’un congrès qui s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Doha.
Un congrès sur le thème « Liban présent et avenir : les bases d’une stratégie de défense »  s’est ouvert hier au BIEL, à l’initiative de l’Institution d’analyse militaire pour le Proche-Orient et le Golfe (Inegma). Le congrès se tient sous le haut patronage du chef de l’État, en présence de MM. Joe Takla, ministre, Edgar Maalouf, député, et Nassib Lahoud, ministre, représentant respectivement les trois présidents, ainsi qu’en présence du représentant du secrétaire général de la Ligue arabe, Hicham Youssef.
Présentant le congrès, le directeur de l’association Inegma, Riad Kahwagi, a affirmé que l’objectif des travaux consiste...