Le président de la commission de contrôle bancaire, Walid Alameddine, a souligné que l’immunité du secteur bancaire libanais face à la crise financière internationale est due à l’expérience du secteur dans la gestion des crises faisant référence à la guerre civile, à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et à l’offensive israélienne de 2006. Il a souligné que les crises internes ont contraint le secteur bancaire à adoper une série de mesures préventives de fonctionnement qui ont consolidé son immunité.
M. Alameddine a tenu ses propos lors de son intervention au cours du congrès organisé par l’Union des banques arabes sur le thème « Investir dans la stabilité ».
Il a énuméré deux fondements qui ont été à la base de la préservation de la confiance des déposants. Ainsi, il a souligné d’une part que la Banque du Liban n’a permis à aucun établissement de crédit d’être en difficulté bien que certaines banques soient sorties du marché à travers des opérations de fusion ou d’acquisition, et d’autre part aucun déposant n’a perdu un seul sou de son épargne tout au long des dix-huit dernières années.
Selon lui, l’autonomie de la Banque centrale et de la commission de contrôle bancaire a joué un rôle essentiel dans la préservation de la confiance dans le secteur bancaire en le mettant à l’écart des crises. Il a insisté sur l’attachement de la commission de contrôle bancaire à cette autonomie « qui est un outil principal pour la préservation de la stabilité du secteur bancaire ».
Walid Alameddine a par ailleurs mis l’accent sur la coordination totale entre la BDL et la commission de contrôle bancaire. Il a qualifié de « régional » le système bancaire libanais. Dans ce prolongement, il a évoqué l’actionnariat régional des banques et leur expansion dans le monde arabe. Il a souligné que les banques libanaises sont présentes aujourd’hui dans 24 pays arabes alors qu’elles étaient présentes dans 9 pays seulement, il y a cinq ans. Il a insisté sur le fait que cette présence est étudiée et contrôlée, affirmant que l’expansion régionale contribue à diversifier les risques bancaires et à les alléger si elle est bien gérée. Il a indiqué par ailleurs que la commission de contrôle exige que les branches à l’étranger des banques libanaises soient autosuffisantes surtout au niveau de la liquidité et de l’administration. Les actifs gérés par les banques libanaises à l’étranger se sont élevés à 21 milliards de dollars fin 2007, soit près de 19 % des actifs consolidés du secteur qui totalisent 110 milliards de dollars.
Enfin, il a estimé que l’un des éléments de solidité du secteur consiste dans l’excédent de capitaux des banques en comparaison avec les capitaux exigés selon les normes de Bâle II. Ces excédents, a-t-il rappelé, sont de trois milliards de dollars.
Le président de la commission de contrôle bancaire, Walid Alameddine, a souligné que l’immunité du secteur bancaire libanais face à la crise financière internationale est due à l’expérience du secteur dans la gestion des crises faisant référence à la guerre civile, à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et à l’offensive israélienne de 2006. Il a souligné que les crises internes ont contraint le secteur bancaire à adoper une série de mesures préventives de fonctionnement qui ont consolidé son immunité.
M. Alameddine a tenu ses propos lors de son intervention au cours du congrès organisé par l’Union des banques arabes sur le thème « Investir dans la stabilité ».
Il a énuméré deux fondements qui ont été à la base de la préservation de la confiance des déposants. Ainsi, il a...
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