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Actualités - Chronologie

Politique Geagea : Aoun fait du « commerce » sur la corruption

Pour le chef des FL, « il n’y a de pire corruption que celle qui consiste à dissimuler la vraie corruption en accusant aveuglément ses adversaires politiques de corruption ». Samir Geagea a lancé hier une virulente attaque contre le chef du CPL, le général Michel Aoun, qu’il a accusé de « manquer de courage » et de « faire du commerce » sur le dossier de la corruption. M. Geagea s’exprimait à l’issue d’une rencontre à Meerab avec une délégation d’étudiants de l’Université Notre Dame de Louayzé, quelques jours après les élections estudiantines dans cet établissement, remportées par les FL. « Il faut du courage pour reconnaître sa défaite. Hélas, nos adversaires n’ont pas cette qualité. Lorsqu’ils gagnent, ils claironnent leur victoire aux quatre coins du monde, et lorsqu’ils perdent, ils s’en prennent à la loi injuste, à la fraude, à l’argent politique et aux pétrodollars », a déclaré le chef des Forces libanaises en réponse aux propos du général Aoun. Ce dernier avait fait état lundi de fraude dans le scrutin de ND de Louayzé. « Ce comportement n’est pas le bon. Il les mènera de défaite en défaite », a déclaré M. Geagea. Relevant des « contradictions » dans les propos du général Aoun, il a ajouté : « Tantôt il prétend que des fraudes se sont déroulées à ND de Louayzé et accuse même l’administration de l’université d’avoir falsifié les résultats et tantôt il affirme que la défaite à Louayzé est compréhensible au vu de la victoire écrasante obtenue à l’USJ. » « Le CPL n’avait-il donc pas des scrutateurs pour suivre tout le déroulement du vote et l’opération de décompte ? Ces derniers n’ont-ils pas contresigné le procès-verbal des résultats des élections ? S’il était vrai que des fraudes avaient eu lieu, nous aurions eu affaire à des réclamations de la part des scrutateurs du CPL et ils auraient refusé d’apposer leur signature sur le procès-verbal », a-t-il dit. Déplorant les accusations lancées par Michel Aoun contre l’université, il a poursuivi : « Certains ne parviennent pas à admettre l’idée de la moindre défaite ; que feront-ils donc avec la série de défaites qu’ils vont subir partout ? »  Pour ce qui est de l’USJ, M. Geagea a dit : « Il faut rappeler au général Aoun que dans le campus de la Békaa, nous avons obtenu une victoire écrasante en tant que Forces libanaises et 14 Mars, et que la situation est similaire au Liban-Nord. Quant à l’USJ à Beyrouth, les résultats sont à égalité. » Commission d’enquête « Le général Aoun évoque la corruption dans tous ses discours et en accuse de façon permanente ses adversaires politiques. Il oublie que les plus grands corrompus sont ses alliés locaux et régionaux, et en particulier les hommes des Syriens au Liban », a par ailleurs souligné le chef des FL. « Tout le monde sait parfaitement qui tenait les rênes du pouvoir au cours des quinze dernières années et comment la corruption était généralisée entre les mains du régime policier précédent et sa clientèle », a-t-il ajouté. « J’aurais voulu que le général Aoun propose au moins une fois une quelconque initiative concrète, comme la formation d’une commission parlementaire ou judiciaire pour enquêter sur la corruption lors de la phase précédente. Mais l’objectif du général n’est pas de venir à bout de la corruption, car il sait très bien que cela signifierait la fin de ses alliés. Tout ce qu’il veut en suscitant ce dossier, c’est faire du commerce politique et médiatique, ni plus ni moins », a-t-il lancé. Réclamant la formation d’une telle commission pour faire la lumière sur la question et définir les responsabilités, il a estimé que « la pire des corruptions est celle qui consiste à dissimuler la vraie corruption en accusant aveuglément ses adversaires politiques de corruption ». Pour le chef des FL, « si le général Aoun veut la révocation du commandant des FSI au Mont-Liban, c’est parce que ce dernier ne relève pas de son courant et qu’il n’exécute pas ses ordres ». « Désormais, nous n’accepterons plus que quiconque évoque dans les médias la lutte contre la corruption dans le seul but de se venger d’un adversaire politique », a-t-il dit. Enfin, commentant la théorie du chef du CPL sur le « peuple résistant », M. Geagea a dit : « Lui-même n’a jamais reconnu jusqu’ici cette théorie. Ce sont les Forces libanaises qui, les premières, ont connu, vécu et pratiqué ce concept jusqu’au martyre. Il reste que “le peuple résistant” n’a plus de raison d’être lorsque l’État est édifié et, depuis 2005, l’État au Liban a commencé véritablement à être édifié. » « Quant à la question du général Aoun sur le point de savoir comment défendre le Liban en cas de désarmement du Hezbollah, notre réponse y est toute simple : en mettant sur pied un État libanais fort et capable », a-t-il conclu.
Pour le chef des FL, « il n’y a de pire corruption que celle qui consiste à dissimuler la vraie corruption en accusant aveuglément ses adversaires politiques de corruption ».
Samir Geagea a lancé hier une virulente attaque contre le chef du CPL, le général Michel Aoun, qu’il a accusé de « manquer de courage » et de « faire du commerce » sur le dossier de la corruption.
M. Geagea s’exprimait à l’issue d’une rencontre à Meerab avec une délégation d’étudiants de l’Université Notre Dame de Louayzé, quelques jours après les élections estudiantines dans cet établissement, remportées par les FL.
« Il faut du courage pour reconnaître sa défaite. Hélas, nos adversaires n’ont pas cette qualité. Lorsqu’ils gagnent, ils claironnent leur victoire aux quatre coins du monde, et lorsqu’ils...