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La « prudence » est de mise en Algérie

Le Conseil national économique et social (CNES) en Algérie a jugé hier que « les menaces nées de la crise financière internationale n’ont en aucune façon affecté les programmes économiques et d’équipements ni pesé sur les financements » durant les six premiers mois de cette année. Mais elles doivent être « traitées avec toute la rigueur que suscite une situation de crise annoncée et doivent inciter à une grande prudence » car la crise s’intensifie et ses conséquences « n’épargneront aucun pays », indique le document, qui table sur un taux de croissance de 3,3 % pour l’année 2008. L’Algérie s’est lancée en 2004 et pour cinq ans dans une politique de grands travaux d’un coût initial de 140 milliards de dollars, ce qui a notamment fait baisser le chômage à 11,8 % en 2007. Le pays affiche une « santé financière appréciable » avec des exportations d’hydrocarbures qui ont rapporté 40 milliards de dollars pendant ce premier semestre et des réserves de change atteignant 133,235 milliards de dollars fin juin 2008, souligne le rapport. Mais si le pays a dégagé pendant ces six mois un excédent commercial de 22,62 milliards de dollars, avec des exportations atteignant 40,53 milliards, (+44,86 % par rapport à 2007), le CNES souligne cependant la hausse (+37,7 %) des importations qui se sont élevées à 17,91 milliards de dollars, la barre des 30 milliards devant être dépassée à la fin de l’année, selon des experts économiques algériens. Pour le CNES, « les effets négatifs de cette dépendance alimentaire, jusque-là amortis par les cours élevés du pétrole, commencent à apparaître au fur et à mesure que le monde s’enlise dans la crise ». Il demande que la diversification de l’économie devienne « une urgence », notamment par le développement de l’agriculture et des industries agroalimentaires.
Le Conseil national économique et social (CNES) en Algérie a jugé hier que « les menaces nées de la crise financière internationale n’ont en aucune façon affecté les programmes économiques et d’équipements ni pesé sur les financements » durant les six premiers mois de cette année. Mais elles doivent être « traitées avec toute la rigueur que suscite une situation de crise annoncée et doivent inciter à une grande prudence » car la crise s’intensifie et ses conséquences « n’épargneront aucun pays », indique le document, qui table sur un taux de croissance de 3,3 % pour l’année 2008. L’Algérie s’est lancée en 2004 et pour cinq ans dans une politique de grands travaux d’un coût initial de 140 milliards de dollars, ce qui a notamment fait baisser le chômage à 11,8 % en 2007. Le pays affiche une «...