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Crise financière Les marchés du Golfe en baisse

La plupart des marchés des monarchies du Golfe ont baissé hier malgré le rebond des places asiatiques qui n’a pas dissipé les inquiétudes à propos des perspectives des économies locales. Seuls les petits marchés d’Oman et de Bahreïn ont fini sur de modestes gains alors que la place financière saoudienne, le plus important marché arabe, a renoué avec les pertes. « Il semble que les informations qui ont fait surface ces derniers jours n’ont pas été mal reçues par les investisseurs qui craignent un impact plus profond (de la crise financière internationale) sur la région », a estimé l’économiste saoudien Abdelwahab Abou Dahesh. « Quand les prix du pétrole baissent aussi vite, les investisseurs commencent à croire que l’avenir n’est pas aussi brillant » que promis, a-t-il dit à l’AFP. Des informations circulent sur des pertes importantes qu’auraient subies les fonds souverains en raison de la crise financière internationale et qui pourraient atteindre des centaines de milliards de dollars. Les investisseurs craignent que les dépenses publiques en souffrent l’année prochaine, d’autant que les prix du pétrole sont en baisse, ce qui pourrait, selon M. Abou Dahesh, affecter le niveau des liquidités. Aux Émirats arabes unis, le Dubai Financial Market a fini à son plus faible niveau en quatre ans, sur fond de craintes de sévères corrections dans le secteur de l’immobilier. La valeur vedette du géant du secteur, Emaar, a perdu 6,5 %. L’action Emaar a fini la journée à 4,15 dirhams (1,13 dollar), un niveau jamais atteint depuis l’introduction en Bourse de l’action de la plus grosse firme immobilière du Moyen-Orient, il y a huit ans. L’action Emaar a perdu plus de 72 % cette année. Le Kuwait Stock Exchange, a également fini à son plus bas niveau depuis deux ans. Le marché a ignoré les informations sur un plan du gouvernement pour aider les firmes d’investissement endettées à hauteur de 20 milliards de dollars et une déclaration du gouverneur de la Banque centrale, cheikh Salem Abdel Aziz al-Sabah, affirmant que la crise de Gulf Bank est « totalement sous contrôle ». Pour M. Abou Dahesh, l’inquiétude des marchés de la région est exagérée. « Même si l’avenir n’est pas clair en raison d’un manque d’informations, je pense que la baisse est exagérée. Je ne suis certainement pas aussi pessimiste que les marchés du Golfe concernant l’avenir de l’économie », a-t-il dit.
La plupart des marchés des monarchies du Golfe ont baissé hier malgré le rebond des places asiatiques qui n’a pas dissipé les inquiétudes à propos des perspectives des économies locales.
Seuls les petits marchés d’Oman et de Bahreïn ont fini sur de modestes gains alors que la place financière saoudienne, le plus important marché arabe, a renoué avec les pertes. « Il semble que les informations qui ont fait surface ces derniers jours n’ont pas été mal reçues par les investisseurs qui craignent un impact plus profond (de la crise financière internationale) sur la région », a estimé l’économiste saoudien Abdelwahab Abou Dahesh. « Quand les prix du pétrole baissent aussi vite, les investisseurs commencent à croire que l’avenir n’est pas aussi brillant » que promis, a-t-il dit à l’AFP.
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