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Aoun défend sa notion de « peuple résistant »

Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a une fois de plus lancé des critiques acerbes à l’adresse du Premier ministre Fouad Siniora, l’accusant d’outrepasser ses prérogatives et soulignant la nécessité dans ce cadre de réglementer formellement la marche du travail au niveau du Conseil des ministres. S’adressant aux correspondants de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Aoun a défendu, en réponse à une question, sa notion de « peuple résistant », telle qu’il l’a exposée dans son projet de stratégie de défense qu’il a présenté lors de la dernière réunion de dialogue national qui s’est tenue le 5 novembre au palais de Baabda, sous l’égide du président Michel Sleiman. « Lorsque nous parlons de peuple résistant, la question est de savoir à qui il se substitue, a notamment déclaré le général Aoun. Sur le plan du principe, il devrait remplacer le peuple milicien dont l’agressivité est dirigée contre l’autre. Lorsqu’il y a un ennemi, il faut entraîner (à l’usage des armes) l’élite et non n’importe qui pour résister. L’agressivité doit être dirigée contre l’ennemi et non contre le voisin ou un autre parti. Il faut lire (dans le projet présenté par le général Aoun) les modalités du choix (des résistants) pour former cette force (résistante). Ces critères (de choix des résistants) sont axés sur les conditions physiques, sur la discipline, sur la technicité qu’ils pourront acquérir, et sur l’esprit d’initiative. Celui qui lit ce qui est dit au sujet de ces critères comprendra que nous n’avons pas choisi les voyous pour qu’ils se transforment en milice. Le terme de peuple résistant est un honneur pour le peuple et la patrie, contrairement aux milices. Ils ne connaissent pas la signification de la résistance, ni les objectifs de la résistance, ni les modalités de formation de la résistance. » Et le général Aoun d’ajouter : « Nous avons dit que cette étude était un résumé qui devrait être débattu. Qu’ils la prennent en considération ou non, peu m’importe. J’ai pris la peine de la préparer et j’ai peiné à l’élaborer. Dois-je les obliger à la prendre en considération ? Ils ne veulent pas de peuple résistant ni de résistants, ils veulent la soumission. » Le général Aoun a, d’autre part, exprimé la crainte que « le public corrompu soit devenu plus vaste que le public réformateur, à commencer par le Parlement ». Le chef du CPL a ensuite repris ses attaques contre le Premier ministre, soulignant la nécessité de réglementer l’action et les débats du Conseil des ministres. Il a indiqué à ce propos que la réunion de son bloc parlementaire, hier, avait précisément porté sur « le dossier de l’organisation des institutions, plus particulièrement en ce qui concerne l’ordre du jour du Conseil des ministres ». Le général Aoun a accusé sur ce plan le chef du gouvernement d’empiéter sur les prérogatives de certains ministres, dont le chef de la diplomatie. Soulevant une fois de plus le dossier de la corruption, le chef du CPL a dénoncé la situation de la Caisse des déplacés, du Conseil du Sud, du Haut Comité de secours et du Conseil du développement et de la reconstruction. Il a tiré à boulets rouges, en outre, sur le commandant de la gendarmerie du Mont-Liban, réclamant sa révocation « en raison de son passé et de son comportement actuel ». Il l’a accusé notamment de couvrir certains malfaiteurs, déplorant « le silence » du parquet à cet égard.
Le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, a une fois de plus lancé des critiques acerbes à l’adresse du Premier ministre Fouad Siniora, l’accusant d’outrepasser ses prérogatives et soulignant la nécessité dans ce cadre de réglementer formellement la marche du travail au niveau du Conseil des ministres.
S’adressant aux correspondants de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Aoun a défendu, en réponse à une question, sa notion de « peuple résistant », telle qu’il l’a exposée dans son projet de stratégie de défense qu’il a présenté lors de la dernière réunion de dialogue national qui s’est tenue le 5 novembre au palais de Baabda, sous l’égide du président Michel Sleiman.
« Lorsque nous parlons de peuple...