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Actualités - Analyse

L’analyse de Scarlett Haddad La Maison-Blanche prend des couleurs...

La Maison-Blanche prend des couleurs et c’est la planète entière qui s’illumine. Après les années noires, au cours desquelles le monde était devenu une immense poudrière et où les conflits religieux, communautaires et ethniques se sont multipliés, bloquant toute réforme et toute tentative réelle de démocratie, et faisant perdre à une grande partie de l’humanité sa foi en l’avenir, l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis est comme une fenêtre qui s’ouvre dans un mur de désillusions. Pour la planète entière, cette élection est porteuse d’espoir, et ce n’est pas un hasard si les chaînes de télévision de tous les pays ont largement couvert l’événement. Pour le monde, c’est une nouvelle page qui commence. Certains pourraient dire qu’elle commençait de toute façon puisque la politique américaine de George Bush avait abouti à une impasse totale et que son successeur, quel qu’il soit, ne pouvait pas poursuivre sur la même voie. Ils ont sans doute raison, mais cette élection extraordinaire, qui a vu arriver à la Maison-Blanche le descendant de ceux qui, il y a un peu plus d’un siècle, étaient encore des esclaves, est bien plus qu’un message politique. Elle redonne au monde son fameux « rêve américain ». En quelques heures, les États-Unis ont prouvé qu’ils étaient encore le pays où tout est possible, le pire comme le meilleur et surtout l’inimaginable, un pays où le plus pauvre et le plus exclu peuvent rêver de réussite et peuvent même réaliser leur rêve, un pays où il n’est pas nécessaire d’être né du bon côté de la barrière pour avoir droit au bonheur. Les non-Américains avaient commencé à l’oublier, tant les États-Unis des dernières années avaient fait preuve d’arrogance, s’érigeant en justiciers et faisant fi des aspirations de ceux qui ne partageaient pas leur vision du monde. En élisant Barack Obama, l’Amérique est un peu revenue à elle-même, et, en quelques heures, elle a montré qu’elle avait la capacité de changer, donnant ainsi l’exemple au monde entier. Certes, les problèmes sont loin d’être résolus, la crise économique semble devoir durer, et, en ce qui concerne les Arabes, il ne faut pas s’attendre à ce que le nouveau président aille à l’encontre des intérêts d’Israël. Malgré tout, l’espoir est là depuis hier, un peu timide encore, mais réel. Et, avec son magistral premier discours de président, Barack Obama a déjà commencé à réconcilier l’Amérique avec le reste du monde. Quelle que soit sa politique pour le Moyen-Orient, par sa simple élection, il a déjà marqué l’histoire.
La Maison-Blanche prend des couleurs et c’est la planète entière qui s’illumine. Après les années noires, au cours desquelles le monde était devenu une immense poudrière et où les conflits religieux, communautaires et ethniques se sont multipliés, bloquant toute réforme et toute tentative réelle de démocratie, et faisant perdre à une grande partie de l’humanité sa foi en l’avenir, l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis est comme une fenêtre qui s’ouvre dans un mur de désillusions.
Pour la planète entière, cette élection est porteuse d’espoir, et ce n’est pas un hasard si les chaînes de télévision de tous les pays ont largement couvert l’événement. Pour le monde, c’est une nouvelle page qui commence. Certains pourraient dire qu’elle commençait de toute façon puisque la...