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Tennis - Tournoi de Paris-Bercy Jo-Wilfried Tsonga, un Chinois à Paris

Après une finale intense, Jo-Wilfried Tsonga a remporté le Masters Series de Paris-Bercy en battant David Nalbandian, vainqueur l’an passé, 6-3, 4-6, 6-4. Le Français décroche son billet pour la Masters Cup de Shanghai en succédant à Forget (1991) et Grosjean (2001) au palmarès tricolore du tournoi de Paris-Bercy. Jo-Wilfried Tsonga n’a pas gâché sa fête. Motivé comme jamais grâce au public parisien omniprésent, le Français a réussi un pari fou : remporter son premier Masters Series à Bercy et décrocher, dans le même temps, son billet pour la Masters Cup de Shanghai. À l’instar de Sébastien Grosjean, vainqueur aussi en 2001. Et ce face à David Nalbandian qui n’a pas réussi à conserver son titre parisien après les deux heures de jeu en finale. Le Français commence le pied au plancher en prenant la mise en jeu de l’Argentin dès le début du match. Asphyxié lors de la première manche perdue 3-6, Nalbandian encaisse les coups du Français qui font mal derrière ses premières balles, mais trouve la faille du jeu du Tricolore en appuyant ses retours sur le revers du Français en secondes balles (53 % de réussite pour Nalbandian). Après trois alertes à 3-4 sur son service, Tsonga ne parvient pas à garder sa mise en jeu au 9e jeu de la deuxième manche sur la 4e balle de break de Nalbandian, qui égalise à un set partout (3-6, 6-4). Second titre ATP Si le Français accuse le coup physiquement, son service tient le choc tant bien que mal. Avec 25 aces sur l’ensemble du match, Tsonga maintient sa tête hors de l’eau grâce à 82 % de réussite derrière ses premières balles, décochées au bon moment. Avec un break en poche dès le troisième jeu du dernier set, le Français se bat pour résister aux assauts répétés mais irréguliers de son adversaire. Ce dernier révélera en conférence de presse d’après-match être touché à un pied depuis quelques jours... Raison insuffisante toutefois pour expliquer sa défaite. Car Jo tiendra jusqu’au bout ; et ce malgré trois balles de débreak contre lui dans le dernier jeu. Devant une foule en délire, Tsonga décroche ainsi son second titre ATP en carrière, après Bangkok en septembre face à Novak Djokovic, battu également sur son parcours à Paris-Bercy et bourreau du Français en finale de l’Open d’Australie en janvier. Jo-Wilfried renvoie Nalbandian vers son Argentine natale et sa préparation à la finale de la Coupe Davis face à l’Espagne fin novembre, seul réel point d’intérêt du vaincu du jour en cette fin de saison qu’il pourra privilégier sans avoir à penser à Shanghai. « J’ai encore très, très bien joué contre un Nalbandian qui joue lui aussi le feu et qui est très difficile à déborder », a déclaré Tsonga à l’issue de la rencontre. Ce succès sur le tenant du titre, qui faisait de nouveau peur à tout le monde en cette fin de saison, couronne un superbe parcours, marqué par des victoires sur quatre des onze meilleurs joueurs du monde : le Serbe Novak Djokovic, les Américains Andy Roddick et James Blake, puis Nalbandian. « En début de semaine, j’avais des douleurs un peu partout, à la cuisse, à l’épaule. J’ai tenu le coup, je suis resté très solide. Je pense que j’ai joué le meilleur tennis de ma vie », a-t-il dit. Même s’il n’en était pas à ses premières émotions fortes de l’année après sa finale à l’Open d’Australie et sa victoire au tournoi de Bangkok, le Sarthois n’a pu retenir quelques larmes juste après la balle de match, puis plus tard devant la presse en évoquant ses proches, vivants ou disparus, qui l’ont accompagné depuis son enfance. « C’est la victoire de tout un collectif, tous les gens qui m’ont soutenu depuis que je suis tout petit. Mes parents, mes entraîneurs, mes amis. C’est génial », a-t-il dit, en n’oubliant pas le public : « Ils ont été surprésents. Plusieurs fois dans mes matches, j’ai eu des frissons tellement les gens m’encourageaient. » Tsonga assure la relève Grâce a cette victoire, Tsonga entre dans le gotha du tennis tricolore. Il est le troisième Français à remporter un Masters Series dans l’ère Open, après Guy Forget (Cincinnati et Paris-Bercy 1991), Cédric Pioline (Monte-Carlo 2000) et Sébastien Grosjean (Paris-Bercy 2001). De plus, il est désormais le numéro 1 français au classement ATP en pointant à la 7e place mondiale pour la première fois de sa carrière. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Tsonga sera bel et bien le 7e Français à disputer la Masters Cup à Shanghai (après Pierre Barthès en 1971, Yannick Noah en 1985, Henri Leconte en 1986, Guy Forget en 1991, Sébastien Grosjean en 2001 et Richard Gasquet en 2007) en tant que titulaire. Sa qualification pour le Masters est d’autant plus méritoire qu’il a été écarté du circuit pendant trois mois à cause d’une opération à un genou, manquant ainsi Roland-Garros, Wimbledon, les Jeux olympiques et les Masters Series de Toronto et Cincinnati. À Bercy, il jouait seulement son 15e tournoi de l’année, contre 28 par exemple pour l’autre Français Gilles Simon. Pour la première fois de sa carrière, Tsonga est entre le top 10, à la 7e place, et devenir numéro 1 français à la place de Simon. Ce dernier, désormais 9e mondial, n’aura gardé le poste que deux semaines. Mais il ira lui aussi à Shanghai (9-16 novembre), en tant que premier remplaçant, et entrera en jeu en cas de forfait d’un des huit participants : Nadal, Federer, Djokovic, Murray, Davydenko, Roddick, Del Potro et Tsonga. Grâce à sa jeune génération, le tennis français est en train de vivre une belle époque, qui pourrait se transformer en âge d’or si Tsonga ou un autre remportait un grand chelem. Il y a deux semaines, pour la première fois, quatre joueurs intégraient le top 20 (Simon, Tsonga, Gasquet, Monfils). Maintenant, ils seront deux dans les dix premiers, ce qui n’était pas arrivé depuis Yannick Noah et Henri Leconte il y a vingt ans.
Après une finale intense, Jo-Wilfried Tsonga a remporté le Masters Series de Paris-Bercy en battant David Nalbandian, vainqueur l’an passé, 6-3, 4-6, 6-4. Le Français décroche son billet pour la Masters Cup de Shanghai en succédant à Forget (1991) et Grosjean (2001) au palmarès tricolore du tournoi de Paris-Bercy.
Jo-Wilfried Tsonga n’a pas gâché sa fête. Motivé comme jamais grâce au public parisien omniprésent, le Français a réussi un pari fou : remporter son premier Masters Series à Bercy et décrocher, dans le même temps, son billet pour la Masters Cup de Shanghai. À l’instar de Sébastien Grosjean, vainqueur aussi en 2001. Et ce face à David Nalbandian qui n’a pas réussi à conserver son titre parisien après les deux heures de jeu en finale.
Le Français commence le pied au plancher en prenant la mise...