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Aoun réitère ses critiques contre la neutralité politique

Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier que « personne ne peut rien accomplir tout seul », déplorant une nouvelle fois « toute forme de neutralité politique ». « Il ne faut jamais être neutre en politique, a-t-il lancé. Il faut avoir un avis et prendre position contre la corruption, le meurtre, le vol et les troubles sécuritaires. Et il faut soutenir les projets de réforme et de défense des libertés et des valeurs morales. Celui qui se dit neutre reste sensible à la corruption. » S’exprimant devant une délégation d’étudiants de l’Université Notre Dame qu’il a reçue samedi, Michel Aoun a déploré « les tentatives déployées par les médias pour induire l’opinion publique en erreur ». « Certains prétendent que nous avons soutenu l’élection du président Sleiman parce qu’il est neutre alors que nous nous prononçons contre la neutralité aujourd’hui, a-t-il poursuivi. Ceci est faux. Il y a une grande différence entre un président consensuel et un président neutre. » « Nous sommes aujourd’hui à la veille des élections, a noté le député du Kesrouan. Après avoir oublié le pays pendant 4 ans, ils essaient aujourd’hui de séduire les électeurs. Ils distribuent par exemple des médicaments après avoir dilapidé l’argent public du ministère de la Santé, du ministère des Affaires sociales et de la CNSS. Telle est l’essence de la corruption : voler l’État puis garder les citoyens dépendants de leur charité. » Bassil, Nicolas et Mouzaya Par ailleurs, le député du Bloc du changement et de la réforme, Nabil Nicolas, a affirmé hier que « le général Aoun se rendra bientôt à Damas ». « Sa visite à Damas sera publique et couverte par les médias, contrairement à celles d’autres personnes qui se rendent secrètement en Syrie, déguisées en femmes ! » a-t-il ajouté. « Le général Aoun n’évoquera pas les prochaines élections avec les responsables syriens tout comme il n’en avait pas discuté avec les autorités iraniennes, a souligné Nabil Nicolas. Il évoquera à Damas les relations syro-libanaises. » Pour sa part, le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a affirmé à cet égard que « la normalisation des rapports entre les chrétiens libanais et la Syrie doit être menée par un chef chrétien qui a milité pour l’indépendance et qui dispose d’une vision d’ouverture ». « Quant aux problèmes entre les deux États, il est du devoir des présidents des deux pays de les traiter. Il est temps de régler le problème historique entre le Liban et la Syrie », a-t-il poursuivi. De son côté, le député Chamel Mouzaya a averti « ceux qui tentent d’acheter le soutien des électeurs à Jbeil qu’ils recevront une leçon qu’ils n’oublieront jamais ». « Le monde entier n’a pas réussi à vaincre le général. Nous les écraserons lors des prochaines élections et nous leur arracherons leurs signatures pour restaurer les fonds publics qu’ils ont volés », a-t-il martelé.
Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier que « personne ne peut rien accomplir tout seul », déplorant une nouvelle fois « toute forme de neutralité politique ». « Il ne faut jamais être neutre en politique, a-t-il lancé. Il faut avoir un avis et prendre position contre la corruption, le meurtre, le vol et les troubles sécuritaires. Et il faut soutenir les projets de réforme et de défense des libertés et des valeurs morales. Celui qui se dit neutre reste sensible à la corruption. »
S’exprimant devant une délégation d’étudiants de l’Université Notre Dame qu’il a reçue samedi, Michel Aoun a déploré « les tentatives déployées par les médias pour induire l’opinion publique en erreur ». « Certains prétendent que nous avons soutenu l’élection du président Sleiman parce qu’il est neutre alors...