Mistinguett, Maurice Chevalier, Jean Gabin, Django Reinhardt et Charles Aznavour y ont débuté : le Palace et l’Alhambra, mythiques salles parisiennes oubliées depuis des années, renaissent de leurs cendres.
Le 5 novembre, après 12 ans de total abandon et un délabrement qui a fait reculer plusieurs investisseurs, le Palace rouvrira ses portes dans ses atours de 1923, année inaugurale : un élégant théâtre aux fresques Art déco de 970 places, désormais dévolu aux one-man-show et aux concerts intimistes. L’humoriste Valérie Lemercier, jusqu’en février, suivie par la chanteuse Jane Birkin inaugureront la programmation. Music-hall à l’origine, le Palace avait été transformé en cinéma en 1946, puis en théâtre en 1968. Dix ans plus tard, nouvelle destinée inattendue : le Palace devient le night-club le plus célèbre d’Europe, mais après divers rebondissements, la salle des Grands Boulevards ferme ses portes en 1996 pour un long oubli.
Hazis et Alil Vardar, de nationalité belge, déjà à la tête de deux théâtres parisiens (la Comédie-République et la Grande Comédie) rachètent en 2007 ce qui est devenu une coquille délabrée. De nombreux mois de travaux, sous le contrôle des Monuments historiques, ont enfin redonné vie au Palace. « Nous revenons aux fondamentaux de cette salle qui est avant tout un théâtre et l’humour est l’essence même du théâtre. Nous accueillerons aussi des chanteurs, mais avec couvre-feu à 23h00 : les années discothèque, c’est fini », souligne à l’AFP Hazis Vardar.
Le Palace comme le nouvel Alhambra constituent par leur capacité un véritable compromis entre les lieux intimistes et les grandes salles, comme les Zénith. « Les salles de 800 à 1 000 places sont rares. C’est une capacité intéressante que recherchent les artistes. Le rapport avec le public est à échelle humaine », souligne le producteur Gilbert Coullier.
Petit bijou évoquant l’Olympia en miniature, l’Alhambra, reconstruit à 100 m du music-hall d’origine, est dévolu aux musiques actuelles (chanson, rock, reggae, électro, jazz, musiques du monde). Dès l’évocation de son nom, cette salle fait renaître les souvenirs du célèbre music-hall, dont le dernier spectacle fut, en 1967, La Route fleurie, avec Bourvil et Annie Cordy, avant sa destruction en 1968. « Quand j’ai découvert cette salle (sur l’emplacement du nouvel Alhambra se trouvait un ciné-théâtre datant de 1933), j’en suis tombé amoureux immédiatement », confie le propriétaire des lieux. Jean-Claude Auclair a racheté le nom de l’Alhambra aux Bradford, famille anglaise qui avait fait construire à la fin des années 1920 le music-hall d’origine.
Depuis sa réouverture avec les Nuits manouches, le nouvel Alhambra, déjà loué pour la qualité de son acoustique, a accueilli le chanteur argentin Melingo, le chanteur de rock Daniel Darc, la formation de jazz-world Hadouk Trio. Des artistes aussi divers que Dick Rivers, Alain Chamfort, la Mexicaine Lila Downs, l’Angolais Bonga, le big band du Sacre du Tympan, l’accordéoniste Marcel Azzola ou le jeune trompettiste d’électro-jazz Ibrahim Maalouf y seront bientôt à l’affiche.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mistinguett, Maurice Chevalier, Jean Gabin, Django Reinhardt et Charles Aznavour y ont débuté : le Palace et l’Alhambra, mythiques salles parisiennes oubliées depuis des années, renaissent de leurs cendres.
Le 5 novembre, après 12 ans de total abandon et un délabrement qui a fait reculer plusieurs investisseurs, le Palace rouvrira ses portes dans ses atours de 1923, année inaugurale : un élégant théâtre aux fresques Art déco de 970 places, désormais dévolu aux one-man-show et aux concerts intimistes. L’humoriste Valérie Lemercier, jusqu’en février, suivie par la chanteuse Jane Birkin inaugureront la programmation. Music-hall à l’origine, le Palace avait été transformé en cinéma en 1946, puis en théâtre en 1968. Dix ans plus tard, nouvelle destinée inattendue : le Palace devient le night-club le plus...