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Karim, 12 ans, atteint de cancer, parle au président

Pour la première fois dans l’histoire du Liban, un président de la République exauce les vœux d’un enfant atteint de cancer. Michel Sleimane a réalisé le rêve du jeune Karim el-Zein, un enfant de 12 ans malade du cancer et traité au centre hospitalier Saint-Jude, en lui accordant une interview exclusive pour l’émission de la LBC, Kalam el-Nass. La rencontre entre le petit Karim et Michel Sleiman s’est déroulée dans les bureaux du chef de l’État, au palais présidentiel, et a porté notamment sur les thèmes de l’environnement, de la sécurité routière, des droits de l’enfant et de l’émigration. Le journaliste en herbe a d’emblée abordé la question de l’environnement, exprimant son inquiétude de voir les forêts dévastées par les incendies. « Chaque jeune libanais doit apprendre à protéger l’environnement », a répondu le président de la République, qui a insisté sur la responsabilité partagée entre le citoyen et l’État pour protéger l’environnement et lutter contre les incendies de forêts. Il a ainsi évoqué la campagne de récolte des dons pour assurer les équipements nécessaires qui sera, a-t-il affirmé, « complétée par un financement de l’État ». Karim a alors évoqué le problème des motards qui enfreignent le code de la route, empruntent les sens interdits, circulent sans casque. Soulignant l’importance de ce moyen de locomotion pour les plus démunis, le président a insisté sur la nécessité pour les FSI d’appliquer fermement la loi. Remerciant le chef de l’État d’avoir réussi à enlever les portraits des hommes politiques de Beyrouth, l’enfant n’a pas manqué d’observer que cette décision devrait être appliquée dans l’ensemble du pays. Il a alors abordé le problème des enfants des rues qui mendient et travaillent dans des garages ou des supermarchés. Michel Sleiman a alors évoqué la loi qui interdit de faire travailler les enfants et insisté sur l’éducation comme moyen de lutter contre le travail des enfants. « La loi sur l’enseignement obligatoire doit être appliquée. Il est aussi nécessaire de sanctionner les parents qui n’envoient pas leurs enfants à l’école », a-t-il souligné. Le garçon a aussi déploré que des parents tiennent à assurer une autre nationalité à leurs enfants et mentionné le problème de la fuite des cerveaux. « Celui qui travaille dehors peut revenir, mais cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas son pays », a répondu le président Sleiman, précisant que c’est le besoin de travailler qui pousse les gens à partir. Karim a également évoqué le confessionnalisme et la neutralité. Il n’a pas hésité à poser des questions personnelles au président, lui demandant si le pouvoir change les gens, s’il parvient toujours à voir les problèmes des gens maintenant qu’il est loin d’eux, ou lui posant des questions sur sa famille. C’est avec bonne humeur et sagesse que le président s’est plié au jeu, parlant de son amour pour le pays, de son souci de résoudre les problèmes de la population et de sa haine du mensonge. L’entrevue a pris fin sur une double promesse. Karim a promis de revenir voir le président dans 6 ans, pour évaluer avec lui son parcours et ses réussites. Quant à Michel Sleiman, il a promis de faire son possible pour laisser aux enfants un pays dont ils seront fiers eux-mêmes, leurs enfants et leurs petits-enfants.
Pour la première fois dans l’histoire du Liban, un président de la République exauce les vœux d’un enfant atteint de cancer. Michel Sleimane a réalisé le rêve du jeune Karim el-Zein, un enfant de 12 ans malade du cancer et traité au centre hospitalier Saint-Jude, en lui accordant une interview exclusive pour l’émission de la LBC, Kalam el-Nass. La rencontre entre le petit Karim et Michel Sleiman s’est déroulée dans les bureaux du chef de l’État, au palais présidentiel, et a porté notamment sur les thèmes de l’environnement, de la sécurité routière, des droits de l’enfant et de l’émigration.
Le journaliste en herbe a d’emblée abordé la question de l’environnement, exprimant son inquiétude de voir les forêts dévastées par les incendies. « Chaque jeune libanais doit apprendre à protéger...