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Énergie Le gouvernement rétablit la taxe sur le carburant

Les prix du bidon d’essence à 98 et 95 octanes ne devraient plus descendre en deçà de 23 500 livres. Le gouvernement a rétabli hier le droit d’accise perçu par l’État sur l’essence, réactivant une décision prise en ce sens par le Conseil des ministres en 2006. Cette mesure avait été suspendue par les autorités pendant la période de flambée des cours du pétrole, afin de limiter le renchérissement des hydrocarbures. L’abandon momentané par le gouvernement du droit d’accise avait constitué une subvention indirecte de l’essence qui, du fait de son caractère général et non discriminatoire, profitait aux ménages aisés qui possèdent de gros véhicules ou plusieurs voitures, bien plus qu’à ceux, moins fortunés, dont la consommation de carburant demeure relativement faible. Eu égard à l’efficacité limitée de cette subvention et de son coût élevé pour le Trésor, le gouvernement a aussitôt rétabli la taxe, en cette période de détente des cours du pétrole qui ont pratiquement reculé de moitié en quelques semaines. Cette taxe flottante sera prélevée de sorte que les prix du bidon d’essence à 98 octanes et 95 octanes ne baissent plus en deçà de 23 500 livres et de 22 800 livres respectivement. Interrogé par L’Orient-Le Jour, le ministre des Finances Mohammad Chatah a confirmé cette décision, expliquant que l’État « percevra automatiquement la différence entre le prix effectif et le seuil fixé par la décision du Conseil des ministres en 1996 ». « Cette différence s’élève actuellement à 1,20 dollar ce qui devrait permettre, en principe, au Trésor d’engranger plusieurs dizaines de millions de dollars par an qui serviront à étayer les finances publiques », a-t-il précisé, soulignant que l’État ne devrait pas subventionner le mazout cet hiver, à la lumière de la modération des prix des dérivés pétroliers. La fixation de ces seuils à la baisse ont laissé insatisfaits la Confédération générale des travailleurs et les syndicats du transport qui ont réclamé des prix plus modérés. Ainsi, la CGTL s’est interrogée sur le fait de savoir pourquoi l’État n’a pas respecté la décision de fixer les prix de l’essence à 23 500 livres au cours des derniers mois, lorsque ce prix a atteint les 35 000 livres ? « Le rétablissement des droits d’accise sur l’essence équivaut à une taxation sournoise des produits pétroliers. Cette décision empêchera la baisse des prix des produits à la consommation », a estimé la CGTL dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de sa direction. De son côté, le président de l’Union des syndicats du transport, Bassam Tleiss, a estimé que le prix de l’essence doit être inférieur à 21 000 livres, exprimant des réserves face à la politique pétrolière du gouvernement. Soulignons enfin que le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a annoncé qu’il réajustera à la baisse les prix des transports publics sous 48 heures, du fait du recul des prix des combustibles.
Les prix du bidon d’essence à 98 et 95 octanes ne devraient plus descendre en deçà de 23 500 livres.

Le gouvernement a rétabli hier le droit d’accise perçu par l’État sur l’essence, réactivant une décision prise en ce sens par le Conseil des ministres en 2006. Cette mesure avait été suspendue par les autorités pendant la période de flambée des cours du pétrole, afin de limiter le renchérissement des hydrocarbures.
L’abandon momentané par le gouvernement du droit d’accise avait constitué une subvention indirecte de l’essence qui, du fait de son caractère général et non discriminatoire, profitait aux ménages aisés qui possèdent de gros véhicules ou plusieurs voitures, bien plus qu’à ceux, moins fortunés, dont la consommation de carburant demeure relativement faible.
Eu égard à...