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Actualités - Chronologie

Finances Appel à une mobilisation générale pour contrer l’impact de la crise financière

La Bourse de Beyrouth reprend quelques couleurs, mais les responsables s’inquiètent désormais du risque de ralentissement économique. Dans le sillage des places mondiales, la Bourse de Beyrouth a clôturé en hausse de 4,64 % hier. Les actions de Solidere en particulier ont effacé les pertes de la veille, profitant d’une chasse aux bonnes affaires. Mais le rebond des marchés internationaux n’écarte pas le risque de récession mondiale. Et les responsables libanais commencent à saisir le danger que représenterait un ralentissement économique global sur le Liban. L’impact de la crise financière sur l’économie nationale a ainsi été hier au centre d’une réunion entre le président des organismes économiques, Adnane Kassar, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri. « Nous avons évoqué la nécessité de se mobiliser » face aux conséquences éventuelles de la crise, a indiqué Adnane Kassar, à l’issue de la rencontre. Selon lui, le secteur bancaire a été protégé jusque-là. Il semble même que les banques libanaises attirent de plus en plus de dépôts, a souligné M. Kassar. « Mais nous devons saisir cette chance historique que constitue l’immunité de notre système bancaire pour attirer les investissements au Liban, a-t-il poursuivi. Cela nécessite une mobilisation générale (…) visant à contrer l’impact de la crise financière et économique mondiale et à soutenir la croissance interne. » Le représentant du patronat a ainsi appelé à mettre l’économie à la tête des priorités nationales. Concrètement, il a d’abord plaidé pour un assainissement du climat politique, à travers la poursuite des réconciliations entre les différents partis et la tenue du dialogue national. Ensuite, il a estimé nécessaire de trouver un consensus autour des réformes économiques, et de lancer enfin le chantier « tant attendu » qui « permettrait au secteur privé de relancer l’activité ». Enfin, Adnane Kassar a appelé à renforcer la coordination entre les secteurs privé et public pour surveiller de près l’évolution de l’économie nationale face à la crise, et pour assurer la « flexibilité permettant de prendre les décisions nécessaires au bon moment afin de contrer les risques potentiels ou de profiter des opportunités éventuelles ». De son côté, le ministre d’État, Jean Oghassabian, a exhorté les hommes d’affaires arabes à investir au Liban. Représentant le Premier ministre à l’inauguration du Forum des marchés des capitaux arabes, organisé par Data&Investment Consult au Crowne Plaza, M. Oghassabian a appelé les investisseurs à réorienter leurs placements vers les secteurs productifs. Louant le rôle des autorités financières et monétaires libanaises, le ministre a estimé que le pays du Cèdre offre des « opportunités d’investissements sûrs et profitables ». Pour sa part, « le gouvernement se doit d’assurer un climat favorable aux investisseurs, en garantissant la sécurité, en étendant l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et en veillant au respect de la loi », a-t-il poursuivi. « Nous devons apprendre de nos erreurs passées et présentes, conserver nos acquis et travailler ensemble – gouvernement, institutions financières et hommes d’affaires – pour élaborer une vision économique (…) et faire du Liban un modèle d’économie libérale et stable », a finalement conclu le ministre. Mais « apprendre des erreurs passées » n’est malheureusement pas une pratique répandue au Liban.
La Bourse de Beyrouth reprend quelques couleurs, mais les responsables s’inquiètent désormais du risque de ralentissement économique.
Dans le sillage des places mondiales, la Bourse de Beyrouth a clôturé en hausse de 4,64 % hier. Les actions de Solidere en particulier ont effacé les pertes de la veille, profitant d’une chasse aux bonnes affaires. Mais le rebond des marchés internationaux n’écarte pas le risque de récession mondiale. Et les responsables libanais commencent à saisir le danger que représenterait un ralentissement économique global sur le Liban. L’impact de la crise financière sur l’économie nationale a ainsi été hier au centre d’une réunion entre le président des organismes économiques, Adnane Kassar, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri. « Nous avons évoqué la nécessité de se...