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Plus d’un milliard de dollars à l’Institut national de garantie de dépôts

L’Institut national de garantie de dépôts (INGD) a été créé en 1967, suite à une série de faillites d’établissements bancaires dont le fameux effondrement de la banque Intra. « Entre 1966 et 1969, onze banques opérant au Liban ont fait faillite. Il fallait donc coûte que coûte créer un organisme qui puisse garantir l’argent des déposants », souligne Khater Abi Habib, directeur aujourd’hui de l’institut. « À cette époque, la garantie des dépôts était de 20 000 livres libanaises, ce qui représente aujourd’hui, en termes de pouvoir d’achat, l’équivalent de 100 000 dollars », a-t-il ajouté. La forte dévaluation de la monnaie nationale durant la guerre civile – la parité $/LL passant de 8,9 en 1984 à 1 838 en 1992 – a poussé les autorités au début des années 90 à amender la loi en fixant le plafond de la garantie à cinq millions de livres (ou l’équivalent en devises pour les dépôts en monnaie étrangère). La caisse de l’INGD est alimentée par les deux parties propriétaires, l’État et le secteur bancaire. Les banques doivent payer une prime annuelle ne dépassant pas 2 pour mille de leurs comptes créditeurs les trois premières années, et 1,5 pour mille les années suivantes. L’État paie, quant à lui, un montant équivalent à l’ensemble des recettes de la prime annuelle imposée aux banques. « En 2007, par exemple, la prime annuelle déboursée par l’État et les banques s’élevait à 75 millions de dollars », indique Khater Abi Habib. Une partie négligeable des fonds cumulés de cet institut, évalués aujourd’hui à 1,1 milliard de dollars, est déposée à la Banque du Liban dans un compte spécial non productif d’intérêt alors que la quasi-totalité du montant est investie dans des bons du Trésor libanais ou dans des biens-fonds, conformément à la loi. Selon Pierre Kanaan, des discussions sont en cours sur une redéfinition de la participation de l’État au sein de l’Institut national de garantie des dépôts. « Il est probable que, dans le cadre de la politique d’assainissement des finances publiques suivie par le gouvernement, l’État se retire de l’INGD et que sa part soit cédée aux banques qui détiennent aujourd’hui 50 % du capital », conclut-il.
L’Institut national de garantie de dépôts (INGD) a été créé en 1967, suite à une série de faillites d’établissements bancaires dont le fameux effondrement de la banque Intra. « Entre 1966 et 1969, onze banques opérant au Liban ont fait faillite. Il fallait donc coûte que coûte créer un organisme qui puisse garantir l’argent des déposants », souligne Khater Abi Habib, directeur aujourd’hui de l’institut. « À cette époque, la garantie des dépôts était de 20 000 livres libanaises, ce qui représente aujourd’hui, en termes de pouvoir d’achat, l’équivalent de 100 000 dollars », a-t-il ajouté. La forte dévaluation de la monnaie nationale durant la guerre civile – la parité $/LL passant de 8,9 en 1984 à 1 838 en 1992 – a poussé les autorités au début des années 90 à amender la loi en...