Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Ligue des champions Marseille pas formaté pour l’Europe

Avec zéro point en 3 rencontres, l’OM n’a plus rien à gagner dans cette compétition. Avant de perdre une bataille, il faut au moins la livrer : totalement amorphe mercredi à Eindhoven dans un match unanimement considéré comme celui de la dernière chance, Marseille a offert un visage très inquiétant à quatre jours de la réception du Paris SG. C’est peu de dire qu’un tel naufrage collectif n’avait pas été envisagé… D’abord parce que l’effectif du club néerlandais n’a objectivement pas le niveau de celui des années précédentes, lorsque le PSV luttait par exemple avec Lyon ou l’AC Milan. Ses deux revers nets devant l’Atletico Madrid et Liverpool (0-3 et 3-1) en attestent si besoin. Ensuite parce que l’OM, sur la foi précisément de ses matches contre ces deux mêmes adversaires, pouvait légitimement espérer exister encore dans cette compétition. L’équipe y avait montré une intéressante capacité de réaction, la défaite avait été au fond honorable. Le Philips Stadion s’est transformé mercredi en cimetière de toutes ces illusions. Car jamais l’OM ne s’est montré à la hauteur de l’enjeu, crucial pour le club et son image. « C’est trop gros pour être vrai ! » lançait, assez incrédule, le président Pape Diouf en salle d’embarquement à l’aéroport d’Eindhoven, évoquant « un accident industriel ». Il n’a pas franchement goûté la prestation de ses troupes et le leur a fait savoir à l’hôtel hier matin. Une nouvelle mise au point bien sentie, comme celle après l’élimination sans gloire de la Coupe de la Ligue à Sochaux le 24 septembre. « On a l’impression d’avoir disputé un match de Coupe de province. Nous n’avons même pas reçu de carton jaune... » observait encore Diouf, stigmatisant l’absence de rébellion d’une équipe sans âme. « Les dirigeants ne sont pas venus nous voir après les défaites devant Liverpool et l’Atletico, où nos prestations ont été finalement correctes. Cette fois, ils sont fâchés car l’équipe n’a pas montré de hargne », confirme le capitaine Lorik Cana. Réhabilitation attendue Problème : cette dernière qualité-là ne s’acquiert pas... Elle figure, ou non, dans les gènes. En Ligue 1, l’OM peut évidemment compenser son éventuelle absence par sa valeur offensive, qui demeure très élevée sur le papier. Mais au plus haut niveau européen, cela ne suffit plus. Encore moins quand les attaquants eux-mêmes ne répondent plus. Désolants dans les duels, ni Ben Arfa, ni Koné, ni Niang, dans une moindre mesure car il s’est au moins battu, n’ont fait leur métier de dynamiteur. Gerets aurait-il dû aligner plus tôt Valbuena, entré à la 72e minute à la place de Ben Arfa et son jeu trop lisible ? Aurait-il dû dès la pause sortir Koné, absent des débats et au positionnement aléatoire ? Le débat est ouvert. Seule certitude : le coach marseillais a dû moyennement apprécier le manque d’implication défensive de ses attaquants, à l’exception de Niang. Si Taiwo a souffert le martyr côté gauche, c’est aussi parce que Ben Arfa oubliait de couvrir sa zone. Pas sûr que les milieux acceptent longtemps de colmater ainsi les brèches. Surtout quand les défenseurs de métier continuent d’accumuler les erreurs individuelles de placement… Autant dire que la réception de Paris devra valoir réhabilitation. Pour oublier ce match que Gerets était « content de voir finir tellement il était pénible ». Le Vélodrome n’en attend pas moins. Revenu sur la planète Ligue 1, l’OM sera aussi à son niveau…
Avec zéro point en 3 rencontres, l’OM n’a plus rien à gagner dans cette compétition.
Avant de perdre une bataille, il faut au moins la livrer : totalement amorphe mercredi à Eindhoven dans un match unanimement considéré comme celui de la dernière chance, Marseille a offert un visage très inquiétant à quatre jours de la réception du Paris SG.
C’est peu de dire qu’un tel naufrage collectif n’avait pas été envisagé…
D’abord parce que l’effectif du club néerlandais n’a objectivement pas le niveau de celui des années précédentes, lorsque le PSV luttait par exemple avec Lyon ou l’AC Milan. Ses deux revers nets devant l’Atletico Madrid et Liverpool (0-3 et 3-1) en attestent si besoin.
Ensuite parce que l’OM, sur la foi précisément de ses matches contre ces deux mêmes adversaires, pouvait...