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Présidentielle US La sécurité nationale refait surface dans la campagne électorale américaine

Deux sondages créditaient hier Barack Obama de 9 et 10 points d’avance (53 % contre 44 % et 52 % contre 42 %) sur John McCain. Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a remis hier la sécurité nationale au cœur de la campagne, alors que son adversaire républicain, John McCain, l’accuse d’être incapable de faire face à une crise majeure. « Le prochain président devra se concentrer sur les problèmes de sécurité nationale sur de nombreux fronts », a dit M. Obama à l’issue d’une réunion avec ses principaux conseillers consacrée au sujet. « Les terroristes qui nous ont attaqué le 11-Septembre sont toujours en fuite et complotent contre les États-Unis. (…) Nous devons être vigilants pour empêcher de nouvelles attaques », a-t-il fait remarquer. Mais, a-t-il souligné, pour vaincre il faut un président qui comprenne « le lien entre notre économie et notre force dans le monde ». Mettre d’un côté les questions économiques et de l’autre les questions de sécurité nationale est « une fausse distinction », a-t-il estimé. « Nous n’allons pas vaincre un réseau terroriste qui agit dans 80 pays en occupant l’Irak. Nous n’allons pas dissuader l’Iran de se doter d’un programme nucléaire en refusant de poursuivre aux côtés de nos alliés une diplomatie directe. Nous n’allons pas assurer la sécurité des Américains et promouvoir les valeurs américaines avec des formules creuses », a dit M. Obama en visant M. McCain qui, a-t-il dit, « a soutenu les décisions du président Bush ». Des propos tenus dimanche par le candidat démocrate à la vice-présidence, Joe Biden, affirmant qu’il ne faudrait « pas six mois » pour que « le monde mette Barack Obama à l’épreuve comme il avait mis à l’épreuve John Kennedy », avaient donné du grain à moudre à la campagne républicaine. « Nous ne voulons pas un président qui inciterait le monde à le mettre à l’épreuve au moment où notre économie est en crise et que les Américains sont déjà engagés dans deux guerres », en Irak et en Afghanistan, avait réagi M. McCain. Il avait même agité le spectre d’une guerre nucléaire. M. Obama n’a pas démenti son colistier, en faisant remarquer que le secrétaire américain à la Sécurité nationale, Michael Chertoff, avait lui-même affirmé que « le prochain président devrait faire face à de nombreux défis au niveau international et que la période de transition (séparant le moment de l’élection et la prise de fonctions du nouveau président) constitue toujours un moment où il faut être vigilant ». Au moment même où M. Obama s’exprimait, le camp républicain organisait une conférence de presse téléphonique intitulée : « Qui les terroristes souhaitent-ils comme président à la Maison-Blanche en 2009 ? » Randy Scheunemann, le principal conseiller de M. McCain pour les questions de politique étrangère, a laissé entendre que la réponse à cette question était M. Obama. Il a cité un porte-parole du Hamas, Ahmad Youssef, qui, selon le conseiller républicain, aurait dit que ce serait « bien pour l’Amérique d’avoir un nouveau gouvernement avec quelqu’un comme Obama ». D’autre part, la Floride semblait garantir la victoire à M. McCain lors du scrutin du 4 novembre, mais la crise financière a renversé la donne en faveur de M. Obama. Les retraités, qui soutenaient sans sourciller M. McCain, semblent maintenant plus enclins à voter Obama. De même, de nombreux hispaniques se sont inscrits en tant que démocrates sur les listes électorales. Un grand nombre de nouveaux électeurs se sont eux aussi enregistrés en tant que démocrates, tandis que de nombreux électeurs indépendants ont déclaré soutenir le changement prôné par M. Obama. Les électeurs ont commencé à se rendre en masse vers les urnes dès lundi, l’État autorisant à voter par anticipation deux semaines avant la date officielle du scrutin. La Floride fait partie des « swing states », ces États pouvant faire basculer le résultat de l’élection.
Deux sondages créditaient hier Barack Obama de 9 et 10 points d’avance (53 % contre 44 % et 52 % contre 42 %) sur John McCain.
Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a remis hier la sécurité nationale au cœur de la campagne, alors que son adversaire républicain, John McCain, l’accuse d’être incapable de faire face à une crise majeure.
« Le prochain président devra se concentrer sur les problèmes de sécurité nationale sur de nombreux fronts », a dit M. Obama à l’issue d’une réunion avec ses principaux conseillers consacrée au sujet. « Les terroristes qui nous ont attaqué le 11-Septembre sont toujours en fuite et complotent contre les États-Unis. (…) Nous devons être vigilants pour empêcher de nouvelles attaques », a-t-il fait remarquer. Mais, a-t-il souligné, pour...