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Actualités - Chronologie

Gouvernement : Siniora pour une révision des accords libano-syriens

Réuni jusqu’à une heure tardive, le Conseil des ministres a passé en revue une soixantaine de sujets à l’ordre du jour et discuté des questions d’actualité les plus urgentes, tels les incendies dans les forêts, la loi relative au Conseil constitutionnel ou les relations diplomatiques libano-syriennes. Seul le départ inopiné du vice-président en colère aura fait sensation. C’est sur 61 sujets inscrits à l’ordre du jour que devait plancher hier le Conseil des ministres, qui s’est réuni jusqu’à une heure tardive de la nuit, non sans avoir perdu une bonne partie de ses membres qui se sont retirés par vagues successives au fur et à mesure que se prolongeaient les débats. Au centre des discussions, les efforts de réconciliation, les préparatifs en vue de la tenue de la prochaine table de dialogue prévue pour le 5 novembre, l’importance de l’adoption de la proposition de loi relative au Conseil constitutionnel, un pas considéré essentiel pour paver la voie aux législatives. Au cours des discussions, le Premier ministre a, en outre, évoqué les résultats de la visite du ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, en Syrie, au lendemain de l’annonce faite par le chef de l’État syrien sur le début des relations diplomatiques entre les deux pays. Sur ce dernier point, le chef du gouvernement a chargé M. Salloukh de suivre ce dossier dans les détails, sans toutefois évoquer le nom du prochain diplomate qui sera nommé à Damas. M. Siniora, qui a également soulevé le dossier des accords bilatéraux conclus entre Beyrouth et Damas, a rappelé aux ministres qu’ils devaient présenter, d’ici à une semaine, leurs remarques sur tout accord ou protocole conclu entre les deux pays, « de manière à préserver l’intérêt du Liban, les intérêts conjoints du Liban et de la Syrie, et les intérêts arabes », comme le précise le communiqué lu par le ministre de l’Information, Tarek Mitri, au terme de la réunion. On apprenait également que le projet de budget a été distribué aux ministres pour examen en cours de séance, et ce avant la tenue, la semaine prochaine, du Conseil des ministres qui sera consacré à l’étude de la loi de finances. Abou Jamra proteste et se retire Si les discussions d’ordre politique ont occupé la majeure partie de la soirée, les dossiers traités au cours de cette réunion ont vite été expédiés, interrompues par le seul incident du retrait du vice-président du Conseil, Issam Abou Jamra, qui a quitté les lieux pour protester contre le fait que le Conseil des ministres n’a pas pris en compte sa requête concernant la définition de ses prérogatives. « Le vice-président du Conseil doit pouvoir effectivement exercer ses fonctions comme son titre l’indique, a-t-il indiqué à sa sortie lors d’une conférence de presse. Le décret qui organise les travaux du Conseil des ministres ne mentionne pas le poste de vice-président, d’où la nécessité d’amender ce décret de manière à permettre à celui qui occupe ce poste d’agir en tant que tel », a-t-il dit. À l’issue de la réunion, le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a précisé que ce point a été discuté en Conseil des ministres. « Cependant, a-t-il dit, le Premier ministre a été est très clair à ce sujet, sachant il s’agit là d’un problème relatif à l’accord de Taëf (ce dernier ne mentionne guère la position de vice-Premier ministre) et qui, par conséquent, nécessite un amendement constitutionnel. Or ce n’est ni le lieu ni le bon moment pour le faire », a-t-il dit en citant M. Siniora. Entre-temps, le gouvernement avait planché sur d’autres questions figurant à l’ordre du jour, dont l’affaire de l’augmentation des frais du permis de travail, un sujet qui avait suscité la fronde des ouvriers et employés égyptiens. Le ministre des Finances, Mohammad Chatah, est alors intervenu pour préciser que la responsabilité de cette dépense, qui s’applique à l’ensemble de la main-d’œuvre étrangère et non seulement aux Égyptiens, incombait aux employeurs et non aux ouvriers. La question des incendies ravageurs a été également examinée sous l’angle de la nécessité de renforcer au plus tôt les capacités humaines et techniques du Liban pour faire face à ce fléau. Au tour du ministre de l’Intérieur d’informer ses pairs des préparatifs en cours pour l’organisation des élections législatives, évoquant la missive qu’il a adressée aux institutions chargées de désigner le candidats à la commission chargée de superviser les élections. Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de devoir remettre au plus vite les cartes d’identité aux requérants, douze centres de distribution ayant été créés à cette fin. M. Baroud a conclu son intervention en présentant un plan d’urgence pour contrer les incendies des forêts. Le plan prévoit notamment l’achat d’hélicoptères et d’autres matériels avec l’argent de donateurs privés.
Réuni jusqu’à une heure tardive, le Conseil des ministres a passé en revue une soixantaine de sujets à l’ordre du jour et discuté des questions d’actualité les plus urgentes, tels les incendies dans les forêts, la loi relative au Conseil constitutionnel ou les relations diplomatiques libano-syriennes. Seul le départ inopiné du vice-président en colère aura fait sensation.
C’est sur 61 sujets inscrits à l’ordre du jour que devait plancher hier le Conseil des ministres, qui s’est réuni jusqu’à une heure tardive de la nuit, non sans avoir perdu une bonne partie de ses membres qui se sont retirés par vagues successives au fur et à mesure que se prolongeaient les débats.
Au centre des discussions, les efforts de réconciliation, les préparatifs en vue de la tenue de la prochaine table de dialogue prévue pour...