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Afghanistan L’OTAN peut gagner la guerre, affirme le commandant de la FIAS

L’OTAN n’est pas en train de perdre la guerre contre les talibans, mais les effectifs militaires sont insuffisants pour garantir la sécurité de la population en Afghanistan, a estimé hier le commandant de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS), le général David McKiernan. Cette déclaration vient contredire celle faite la semaine passée par le général de brigade Mark Carleton-Smith, commandant des forces britanniques de l’Alliance. Carleton-Smith estimait que l’OTAN ne pouvait plus gagner cette guerre engagée il y a huit ans et que l’objectif devait être désormais de maintenir l’activité des rebelles à un niveau contrôlable par l’armée afghane. Pour McKiernan, la priorité est une augmentation des effectifs militaires et policiers afghans. En attendant que ces forces soient recrutées et deviennent opérationnelles, il est essentiel que les membres de l’Alliance continuent d’envoyer des troupes, a-t-il indiqué. « Je suis convaincu que le peuple afghan va triompher dans ce pays. Cela ne se fait pas aussi rapidement et aussi facilement que nous le souhaitons. Mais nous allons gagner, et cela veut dire que le peuple d’Afghanistan va gagner », a-t-il conclu. Inquiets de la possibilité d’un échec en Afghanistan, les États-Unis s’efforcent de forger une nouvelle stratégie visant à étendre le pouvoir des milices tribales, a affirmé le Los Angeles Times, citant un haut responsable militaire américain. « Les troupes américaines vont réduire leurs opérations de combat pour se concentrer sur l’entraînement des forces gouvernementales afghanes et des milices tribales » tout en s’appuyant moins sur le gouvernement central de Kaboul, a expliqué ce gradé sous le couvert de l’anonymat. « Cette approche est controversée car elle pourrait étendre l’influence des chefs de guerre afghans tout en sapant le gouvernement du président Hamid Karzaï », a-t-il jugé. Sur le terrain, une attaque des talibans contre une base des forces de sécurité afghanes dans le sud de l’Afghanistan a été repoussée et les assaillants ont subi de fortes pertes, a-t-on appris hier auprès de l’OTAN et des autorités afghanes. Les talibans ont pris dans la nuit de samedi à dimanche pour cible une base dans la périphérie de Lashkar Gah, la capitale de la province de Helmand (Sud). « C’est une attaque quasiment sans précédent dans la région, en raison du nombre d’assaillants, près de 150, et de leur degré de coordination », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Woody Page, un porte-parole pour l’armée britannique. Quelque 50 talibans auraient été tués dans l’attaque et les frappes aériennes qui ont suivi, selon lui, tandis que le porte-parole du gouverneur de Helmand fait état de 64 morts.
L’OTAN n’est pas en train de perdre la guerre contre les talibans, mais les effectifs militaires sont insuffisants pour garantir la sécurité de la population en Afghanistan, a estimé hier le commandant de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS), le général David McKiernan. Cette déclaration vient contredire celle faite la semaine passée par le général de brigade Mark Carleton-Smith, commandant des forces britanniques de l’Alliance. Carleton-Smith estimait que l’OTAN ne pouvait plus gagner cette guerre engagée il y a huit ans et que l’objectif devait être désormais de maintenir l’activité des rebelles à un niveau contrôlable par l’armée afghane. Pour McKiernan, la priorité est une augmentation des effectifs militaires et policiers afghans. En attendant que ces forces soient recrutées...