Nucléaire
L’AIEA n’a plus accès au site de Yongbyon
le 10 octobre 2008 à 00h00
Les trois inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) encore présents sur le complexe nord-coréen de Yongbyon n’ont plus accès aux installations nucléaires que Pyongyang s’était engagé à démanteler, a déclaré hier l’agence onusienne. « Ils ne peuvent plus faire d’opérations de vérification de quelque activité nucléaire que ce soit » sur le site, a-t-elle précisé. Toujours selon l’AIEA, la Corée du Nord a également indiqué qu’elle avait arrêté « les opérations de démantèlement de ce complexe nucléaire ». Deux décisions que Washington a vivement « regrettées ».
Le régime communiste nord-coréen avait indiqué, en septembre, qu’il renonçait au démantèlement de ce complexe atomique car les États-Unis refusaient de retirer la Corée du Nord de sa liste noire des États soutenant le terrorisme. De son côté, l’agence de presse japonaise Kyodo indiquait hier que Washington avait informé Tokyo de sa décision de retirer la Corée du Nord de cette liste noire d’ici à la fin du mois d’octobre. Citant des sources gouvernementales japonaises, Kyodo a ajouté que les négociateurs américains et nord-coréens étaient quasiment parvenus à un accord sur les inspections des sites nucléaires en Corée du Nord. Ces inspections inopinées sont la condition imposée par Washington pour retirer le régime nord-coréen de la liste noire et permettre ainsi à Pyongyang d’avoir accès aux organismes de financement internationaux. Pour sa part, la Maison-Blanche a indiqué qu’elle espérait toujours retirer la Corée du Nord de sa liste noire, à condition que Pyongyang accepte le protocole de vérification de ses installations nucléaires.
D’autre part, la Corée du Nord a accusé hier des navires militaires sud-coréens d’avoir pénétré dans ses eaux territoriales, mettant en garde contre une tension accrue en mer Jaune. Cette mise en garde du commandement nord-coréen intervient deux jours après le tir par le régime communiste de missiles de courte portée qui se sont abîmés dans les eaux internationales de la mer Jaune. En outre, Pyongyang prépare d’autres tirs de missiles, a rapporté la presse sud-coréenne. Selon les services de renseignements sud-coréens, la Corée du Nord pourrait procéder au lancement « de plus de cinq » missiles. De son côté, le département d’État américain a demandé à Pyongyang de ne pas faire de gestes susceptibles d’accroître la tension sur la péninsule coréenne, comme des tests de missiles.
Les trois inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) encore présents sur le complexe nord-coréen de Yongbyon n’ont plus accès aux installations nucléaires que Pyongyang s’était engagé à démanteler, a déclaré hier l’agence onusienne. « Ils ne peuvent plus faire d’opérations de vérification de quelque activité nucléaire que ce soit » sur le site, a-t-elle précisé. Toujours selon l’AIEA, la Corée du Nord a également indiqué qu’elle avait arrêté « les opérations de démantèlement de ce complexe nucléaire ». Deux décisions que Washington a vivement « regrettées ».
Le régime communiste nord-coréen avait indiqué, en septembre, qu’il renonçait au démantèlement de ce complexe atomique car les États-Unis refusaient de retirer la Corée du Nord de sa liste...
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