Selon une télévision privée, des Irakiens et des Saoudiens ont participé à des affrontements avec les forces de sécurité.
Deux hommes armés et un agent des forces de l’ordre syriennes ont été tués dans des affrontements dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud de Damas, a rapporté hier la chaîne de télévision privée syrienne Dunia. « Un affrontement entre les forces de sécurité et des éléments présumés terroristes s’est produit dans le camp de Yarmouk et a fait deux morts et un blessé parmi ces éléments. Un agent de la sécurité syrienne a été tué également », a indiqué Dunia, qui cite des témoins sans préciser quand s’est déroulé l’accrochage. « L’un des hommes armés qui portait une ceinture d’explosifs a été maîtrisé par les forces de sécurité syriennes », a poursuivi la chaîne, qui est proche du pouvoir. « Le calme est revenu dans le camp de Yarmouk », a ajouté la télévision. La chaîne a indiqué en outre que les deux hommes armés tués étaient « des Irakiens qui avaient loué un appartement dans le camp de Yarmouk ». Un précédent bilan cité par la chaîne laissait entendre que les trois morts étaient des hommes armés. Dunia rapportait en outre que des Saoudiens figuraient parmi les hommes armés.
Selon le site Internet de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), le camp de Yarmouk abrite plus de 110 000 Palestiniens (d’après un recensement datant de 2002), auxquels s’ajoutent, depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, des milliers de réfugiés irakiens. Établi en 1957, le camp s’est urbanisé avec des logements en dur et une prolifération de ruelles étroites, les réfugiés, d’abord squatteurs, améliorant leur abri au fil du temps. Nombre de réfugiés travaillent et les conditions de vie y sont généralement considérées comme meilleures que dans les autres camps palestiniens de Syrie.
Le 27 septembre, un attentat à la voiture piégée s’est produit près du camp de Yarmouk, à une intersection menant à l’aéroport international de Damas et à Sayyeda Zainab, un haut lieu de pèlerinage chiite. La voiture, bourrée de 200 kilos d’explosifs, a sauté dans une rue passante, près d’un poste des services de sécurité. Dix-sept personnes ont été tuées et 14 ont été blessées dans cette attaque, la plus sanglante en Syrie depuis les années 1980. Il n’y a eu aucune revendication. Quelques jours auparavant, le 22 septembre, Beyrouth avait annoncé que Damas avait dépêché en renfort 10 000 soldats sur leur frontière commune. La Syrie a lié ces mouvements de troupe à des « mesures de sécurité interne » et à la lutte contre la contrebande, niant indirectement des intentions qui lui sont prêtées d’un retour au Liban.
Le camp de Yarmouk
est le plus important de la dizaine de camps de réfugiés palestiniens que compte la Syrie et où s’entassent une grande partie des 430 000 déplacés.
Marwan Naamani/AFP
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Deux hommes armés et un agent des forces de l’ordre syriennes ont été tués dans des affrontements dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, au sud de Damas, a rapporté hier la chaîne de télévision privée syrienne Dunia. « Un affrontement entre les forces de sécurité et des éléments présumés terroristes s’est produit dans le camp de Yarmouk et a fait deux morts et un blessé parmi ces éléments. Un agent de la sécurité syrienne a été tué également », a indiqué Dunia, qui cite des témoins sans préciser quand s’est déroulé l’accrochage. « L’un des hommes armés qui portait une ceinture d’explosifs a été maîtrisé par les forces de sécurité syriennes »,...