Les gâteaux avariés auraient été transportés dans une voiture non réfrigérée
le 04 octobre 2008 à 00h00
Sur décision de justice, la gendarmerie de Qobeyate a arrêté une personne et gardé une autre à la disposition des enquêteurs, dans l’affaire de l’empoisonnement collectif au Akkar, qui a causé la mort du petit Mohammad Ramez Hamad. La personne arrêtée est le propriétaire de l’usine de pâtisseries à Kobbé, soupçonné d’avoir utilisé des produits périmés. Quant au propriétaire de la pâtisserie qui a vendu les éclairs avariés, il a été mis à la disposition des enquêteurs. Il est soupçonné d’avoir distribué et vendu des pâtisseries avariées, notamment dans la région du Akroum.
De son côté, le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, a précisé que « 70 personnes environ ont été intoxiquées après avoir mangé ces pâtisseries. Celles-ci contenaient une crème à base d’œufs qui a probablement tourné durant le transport dans une voiture non réfrigérée ». M. Khalifé a ajouté que « l’usine principale de fabrication des pâtisseries se trouve à Bab el-Tebbané et que les échantillons analysés ont prouvé que les ingrédients sont propres à la consommation. Ces aliments se sont gâtés car ils ont été achetés la veille et n’ont pas été stockés conformément aux normes requises », a-t-il remarqué. Et de préciser que « le décès du jeune enfant est dû à l’ingestion d’une grande quantité de pâtisseries et au fait qu’il n’a pas été transporté à temps à l’hôpital ». « Quant aux autres cas d’empoisonnement, ils sont sans gravité », a affirmé le ministre.
Le ministère de l’Économie et du Commerce s’est dit, à son tour, « profondément désolé, dans un communiqué, du décès d’un enfant et de l’empoisonnement de dizaines de personnes qui ont mangé des pâtisseries dans le Akkar ». Il a formellement démenti le fait que certains produits alimentaires étaient avariés, comme certains médias l’ont publié. Le ministère tient à affirmer qu’« il n’existe pas de boîtes de conserves avariées sur le marché libanais ».
Quant aux « causes de l’empoisonnement, poursuit le communiqué, elles sont dues à la bactérie de la salmonelle qui résulte de l’utilisation d’œufs avariés ou d’une eau polluée par les égouts ». « La bactérie peut également avoir été transmise par des ouvriers qui sont atteints de salmonellose et qui travaillent dans les usines de production alimentaire. »
« Toutes ces causes sont extérieures aux responsabilités du ministère de l’Économie et du Commerce », précise le communiqué. Et d’ajouter que « le ministère suit de près le dossier et envisage d’envoyer des contrôleurs de la direction centrale dans l’ensemble des régions libanaises, notamment au Liban-Nord, pour s’assurer de nouveau qu’il n’existe pas de produits avariés sur le marché ».
Face à ces différentes versions, il reste à attendre les résultats de l’enquête pour déterminer les responsabilités et sanctionner les coupables.
Sur décision de justice, la gendarmerie de Qobeyate a arrêté une personne et gardé une autre à la disposition des enquêteurs, dans l’affaire de l’empoisonnement collectif au Akkar, qui a causé la mort du petit Mohammad Ramez Hamad. La personne arrêtée est le propriétaire de l’usine de pâtisseries à Kobbé, soupçonné d’avoir utilisé des produits périmés. Quant au propriétaire de la pâtisserie qui a vendu les éclairs avariés, il a été mis à la disposition des enquêteurs. Il est soupçonné d’avoir distribué et vendu des pâtisseries avariées, notamment dans la région du Akroum.
De son côté, le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, a précisé que « 70 personnes environ ont été intoxiquées après avoir mangé ces pâtisseries. Celles-ci contenaient une crème à base d’œufs qui a...
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