À l’issue d’une réunion avec le président de la Chambre, Saad Hariri a indiqué que seule la contrainte sécuritaire commandait le moment de sa rencontre avec Hassan Nasrallah.
Au lendemain de sa rencontre avec la délégation parlementaire du Hezbollah, Saad Hariri a annoncé hier la disparition imminente des affiches politiques des rues de Beyrouth. Le chef du Courant du futur a fait part de cette décision, lors d’une déclaration à la presse depuis Aïn el-Tineh où il a été reçu par le président de la Chambre, Nabih Berry.
« Après la visite de la délégation du Hezbollah à Koraytem et suite à une série de contacts menés dans ce sens entre les parties concernées, nous sommes convenus d’enlever des rues du Beyrouth administratif tous les portraits, affiches, banderoles et insignes partisans sans exception aucune, dans un délai de trois jours et en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, a affirmé Saad Hariri. Ce plan doit être ultérieurement étendu à tout le territoire. »
Le député a également souligné que le Courant du futur et le Hezbollah se sont entendus sur la réactivation des rencontres régulières entre les comités des deux partis dans les différents quartiers et zones. « Le but de ces réunions est de favoriser la communication et la solidarité dans tout le Liban et notamment à Beyrouth », a-t-il noté.
Saad Hariri a en outre qualifié de « très cordiale, comme à l’accoutumée », sa rencontre avec le président de la Chambre « qui vise à consolider les réconciliations ». « Nabih Berry est depuis toujours attaché à la coexistence et à la paix civile. Il est soucieux de faire appliquer les clauses sécuritaires de l’accord de Doha. Et nous œuvrons conjointement pour l’application des stipulations dudit accord », a-t-il poursuivi.
Prié d’indiquer s’il devait rencontrer le secrétaire général du Hezbollah avant la fête du Fitr, le député Hariri a affirmé que « tout est possible ». « Il n’y a aucune condition à cette rencontre. Nous avons besoin de temps pour réunir les bonnes conditions sécuritaires. Notre réunion hier (mercredi) avec les député du Hezbollah s’est déroulée dans une bonne ambiance et avait pour but de préparer ma réunion avec Hassan Nasrallah », a-t-il conclu.
Répondant à une question portant sur un éventuel boycott du dialogue national par le chef du CPL si certaines clauses de la loi électorale n’étaient pas amendées, Saad Hariri a estimé que « cela est l’affaire du général Aoun ». « S’il veut se retirer du dialogue national, il devrait assumer les conséquences de sa décision. Nous n’avons pas rédigé la loi électorale à notre guise. La commission Boutros a formulé des propositions et la commission de l’Administration et de la Justice a planché sur ce dossier. La proposition de loi sera votée en Assemblée générale. Si le général Aoun ne veut pas admettre les mécanismes de la démocratie, cela est son affaire », a-t-il lancé.
Saad Hariri a en outre affirmé, lors d’un iftar qu’il donné hier, que « les divergences d’opinions actuelles sont purement politiques et non pas religieuses ». « Les différends politiques sont tout à fait naturels. Mais il ne faut en aucun cas avoir recours aux armes. Une nouvelle période a été amorcée et nous avons franchi le premier pas dans la direction de la réconciliation avec le Hezbollah et l’opposition. Nous voulons mettre un terme à l’hémorragie qui perdure depuis le 7 mai », a-t-il enfin ajouté.
Berry
Par ailleurs, le président de la Chambre a confirmé l’accord sur le retrait des banderoles partisanes de Beyrouth. « Celui qui veut procéder à des réconciliations ne doit craindre ni ses alliés ni ses adversaires. C’est ce que j’ai dit à Saad Hariri », a-t-il en outre ajouté.
Nabih Berry a également souligné que « le Parlement votera la loi électorale, conformément à l’accord de Doha ». « J’espère que cette loi ne sera utilisée qu’une seule fois car j’ai l’impression que nous revenons au système de 1860 », a-t-il conclu.
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Au lendemain de sa rencontre avec la délégation parlementaire du Hezbollah, Saad Hariri a annoncé hier la disparition imminente des affiches politiques des rues de Beyrouth. Le chef du Courant du futur a fait part de cette décision, lors d’une déclaration à la presse depuis Aïn el-Tineh où il a été reçu par le président de la Chambre, Nabih Berry.
« Après la visite de la délégation du Hezbollah à Koraytem et suite à une série de contacts menés dans ce sens entre les parties concernées, nous sommes convenus d’enlever des rues du Beyrouth administratif tous les portraits, affiches, banderoles et insignes partisans sans exception...